Une 47e édition pour la Semaine pour un Québec sans Tabac

Écrit par le 18 janvier 2024

Coordonnée par le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), la campagne annuelle de sensibilisation aux méfaits du tabagisme, La Semaine pour un Québec sans tabac, a débuté le 14 janvier et prendra fin le 20 janvier 2024. Le CQTS rappelle que « le tabagisme fragilise des vies » et que « derrière les statistiques se trouvent des vies qui auraient pu être préservées ».

Au Québec, en dépit d’une prise de conscience croissante des risques liés au tabagisme, 975 900 personnes sont encore dépendantes à la nicotine. Le tabagisme, qui est responsable de la mort de près de 13 000 québécois et québécoises chaque année, est la première cause de maladies et de décès évitables dans le monde.

La Côte-Nord est la région qui détiendrait le plus grand taux de consommation de tabac. En effet, le Centre intégré de santé et de services sociaux déplorait en 2022 que selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population la plus récente, c’est près du quart (23 %) de la population nord-côtière âgée de 15 ans et plus qui fumait sur une base quotidienne ou occasionnelle, une proportion statistiquement plus élevée que celle observée dans le reste du Québec (19 %).

Pour le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), la lutte contre le tabagisme recèle plusieurs défis, à l’heure où l’industrie du tabac multiplie les stratégies de marketing pour rejoindre les jeunes notamment.

Une des stratégies les plus récentes de l’industrie, c’est le vapotage. Le vapotage, quand il a été mis en vente il y a une dizaine d’années, c’était pour aider les gens à arrêter de fumer. Malheureusement, c’est les adolescents qui sont les plus attirés par le vapotage, et ils ne fumaient pas la cigarette au préalable. Donc ce sont de nouveaux jeunes qui sont dépendant à la nicotine.

Annie Papageorgiou, directrice générale du Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS)

Un jeune sur trois de secondaire quatre et cinq serait ainsi dépendant à la nicotine parce qu’il vapote, visés par les compagnies de tabac par des stratégies de marketing mettant de l’avant « le côté cool du produit, le style de vie », explique Annie Papageorgiou.

À l’occasion de cette semaine de sensibilisation, le CQTS invite les personnes qui souhaitent arrêter de fumer à utiliser les services J’ARRÊTE, qui proposent une aide confidentielle, gratuite et dont l’efficacité a fait ses preuves. Des professionnels de l’arrêt tabagique sont disponibles afin d’offrir de l’aide en ligne, par téléphone (1 866 JARRETE (1 866 527-7383)), ou de l’aide en personne dans les centres d’abandon du tabagisme du Québec.

La directrice incite finalement à la bienveillance dans ce processus et affirme qu’il ne faut jamais oublier que « chaque cigarette non fumée, c’est une minute de santé de retrouvée », car les méfaits du tabac sont réversibles.

C’est excessivement difficile d’arrêter de fumer. (…) Il faut avoir beaucoup de compassion pour les gens qui vivent cette période de sevrage-là. C’est pour ça que de multiplier les services autour de soi, ça aide à arrêter de fumer (…)

Annie Papageorgiou, directrice générale du CQTS

Pour davantage de détails, réécoutez cette entrevue avec Annie Papageorgiou, la directrice générale du CQTS :


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