Un mois pour déposer une demande au programme Nouveaux horizons pour les aînés

La députée de Manicouagan Marilène Gill a annoncé l’ouverture du programme Nouveaux horizons pour les aînés. – Photo courtoisie

L’appel de propositions 2020-2021 pour le volet communautaire du programme Nouveaux horizons pour les aînés (PNHA) se termine le 20 octobre prochain, à 15h. Les organisations intéressées peuvent dès maintenant déposer une demande de subvention pour un projet admissible.

La députée bloquiste de Manicouagan Marilène Gill a partagé la nouvelle par voie de communiqué jeudi.

« Le PNHA est un programme de subventions qui finance des projets conçus par et pour les aînés, explique Marilène Gill. Il permet d’encourager les personnes âgées à mettre leurs connaissances, leurs compétences et leurs expériences au service de la communauté (…). »

Le programme permet aux projets acceptés de recevoir une subvention pouvant aller jusqu’à 25 000$.

En raison de la crise sanitaire, les organisations peuvent demander une subvention pour aider les aînés à faire face à la pandémie ou encore pour financer des projets plus traditionnels, à condition que ceux-ci répondent à l’un des objectifs ciblés par le programme.

Le PNHA vise à promouvoir le bénévolat auprès des aînés et des autres générations, faire participer les aînés à la collectivité à titre de mentor auprès d’autres personnes, accroître la sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés, appuyer la participation sociale et l’inclusion des aînés et fournir une aide à l’immobilisation pour les programmes communautaires nouveaux ou existants destinés aux aînés.

Les organisations admissibles peuvent donc tenter leur chance avec le programme si leur projet s’intègre à l’une de ces orientations.

Les organismes qui n’ont pas reçu de financement au courant des cinq dernières années peuvent également des recevoir jusqu’à 5000$ pour financer des projets de mise à niveau des équipements informatiques, fournir de l’aide à l’immobilisation pour des activités et promouvoir le bénévolat afin d’accroître les capacités d’un organisme.

Pour obtenir davantage d’informations sur le programme ou pour déposer une demande, les intéressés sont invités à se rendre sur la page web du programme Nouveaux horizons pour les aînés.

CSS du Littoral : Apprendre le français ou l’anglais dans le confort de son foyer

Le programme d’apprentissage d’une langue seconde proposé par le CSS du Littoral permet de suivre la formation à distance. – Photo tirée du site web facultyfocus.com

Avis à tous ceux qui désirent apprendre le français ou l’anglais comme langue seconde. Le Centre de services scolaire du Littoral offre cette formation à distance, avec un cursus et un horaire flexible, sans devoir quitter le confort de son foyer.

Les raisons ne manquent pas pour améliorer la maîtrise d’une langue seconde. Que ce soit pour un emploi ou par volonté personnelle, il sera de nouveau possible de suivre des cours de français ou d’anglais langue seconde à distance en Basse-Côte-Nord et sur l’île d’Anticosti avec les services d’éducation aux adultes du Centre de services scolaire du Littoral.

Que ce soit pour les cours de français ou anglais langue seconde, il s’agira de cours de niveaux secondaires.

Toutefois, le programme sera adapté aux besoins de chacun.

« Les cours de français langue seconde sont nécessaires pour compléter un diplôme d’études secondaires, mais le programme s’adresse aussi à ceux qui aimerait améliorer leur maîtrise du français pour le travail ou pour mieux se positionner pour trouver un emploi» explique Ana Obsorne, coordinatrice des services aux adultes au CSS du Littoral.

Il sera par exemple possible de suivre cette formation tout simplement pour améliorer la maîtrise d’une seconde langue, sans nécessairement compléter les évaluations ou obtenir les crédits rattachés au cours.

« Nous avons créé une formule qui permet de suivre les cours après le souper confortablement installé dans votre salon », illustre Ana Obsorne.

La formation pourrait aussi être offerte à des groupes ou des entreprises qui désirent permettre à leurs employés d’améliorer leur maîtrise du français pour desservir une plus large population.

Les cours seront adaptés au niveau de connaissance des participants : débutant, intermédiaire ou avancé.

« On espère donner le goût aux gens de nous contacter. Nous pourrons leur expliquer en détail toutes les options selon leurs propres besoins et leurs propres objectifs », ajoute Ana Obsorne.

Les intéressés sont invités à s’adresser au service d’éducation aux adultes du CSS du Littoral via la page Facebook ou par téléphone.

Surmonter la gêne

L’apprentissage du français comme langue seconde est particulièrement pertinent dans une région comme la Basse-Côte-Nord où une majorité de la population a l’anglais comme langue maternelle.

« Il y a vraiment beaucoup de personnes anglophones qui aimeraient améliorer leur français, mais parfois ils sont vraiment gênés. C’est pour ça qu’on a vraiment préparé au niveau de l’éducation populaire parce que ça ne demande pas d’examens, c’est moins de pression pour l’individu » assure Ana Obsbourne.

Ce programme devrait débuter au courant du mois d’octobre, mais les intéressés peuvent dès maintenant s’inscrire auprès du service d’éducation aux adultes du CSS du Littoral.

En plus des cours de langues secondes, le Centre de services scolaire du Littoral offre une foule de formations variées pour répondre aux besoins de la population de la Basse-Côte-Nord et des résidents de l’île d’Anticosti.

L’ancien chef de Matimekush-Lac John Thaddée André est décédé des suites la COVID-19

Thaddée André a été chef de Matimekush-Lac John au début des années 2000. – Photo tirée de Facebook

La pandémie de COVID-19 laisse une première famille nord-côtière endeuillée. L’ancien chef de Matimekush-Lac John Thaddée André est décédé de complications liées à la COVID-19 dans la nuit du 16 au 17 septembre entouré de ses proches à Ottawa.

Thaddée André a été chef de la communauté de Matimekush-Lac John au début des années 2000.

L’aîné de la communauté innue était hospitalisé à l’hôpital Montfort d’Ottawa depuis quelques jours.

Selon les informations partagées par la famille sur les réseaux sociaux, Thaddée André demeurait sur la Côte-Nord avant son décès.

Le CISSS de la Côte-Nord a toutefois refusé de confirmer ces informations.

Proche des gens

Guy Bellefleur, ancien chef d’Unamen-Shipu de 2007 à 2009, a connu Thaddée André avant que celui-ci soit à la tête de sa communauté.

« Je l’ai connu comme étant une personne proche des gens. C’est quelqu’un qui a travaillé beaucoup au niveau social et qui savait écouter les gens de la base, je pense qu’il a fait un très bon travail. Il avait un grand sens de la responsabilité communautaire pour sa communauté », se rappelle Guy Bellefleur.

Plus de détails à venir.

15 M$ pour un câble de fibre optique sous-marin entre Sept-Îles et la Gaspésie

L’installation du câble de fibre optique sous-marin se fait avec des bateaux câbliers. – Photo tirée du site web vasselfinder.com

L’entreprise de télécommunications Telus et le gouvernement fédéral annoncent un investissement de 15 millions $ pour l’installation d’un projet de câble de fibre optique sous-marin entre Sept-Îles et la Gaspésie. Le câble devrait être opérationnel en 2023 et permettra de sécuriser les services offerts aux clients de l’entreprise à l’est de Baie-Comeau.

À peine plus gros qu’un tuyau d’arrosage, ce câble de fibre optique permettra de sécuriser l’accès aux technologies de télécommunications pour une bonne partie de la Côte-Nord.

Comme l’explique Raymond Lacroix, vice-président régional, Livraison des solutions spécialisées et soutien de Telus, ce câble sous-marin permettra aux résidents de la Moyenne et Basse-Côte-Nord de profiter des technologies numériques en cas de coupure sur le réseau principal.

Le câble servira au « système de redondance », soit le système de sécurité utilisé en cas de pépin sur le système régulier.

« En mettant un câble de redondance entre la Gaspésie et Sept-Îles, cela protège des coupures entre Baie-Comeau et Sept-Îles. En cas d’un accident ou d’une excavation malheureuse qui couperait le lien, le trafic sera bifurqué vers le lien sous-marin » précise Raymond Lacroix.

Deux câbles de ce type traversent déjà le Saint-Laurent : un entre Le Bic et Forestville et un second entre Rimouski et Baie-Comeau.

Le troisième câble permettra de sécuriser le réseau à l’est de Baie-Comeau.

Travaux

Telus prévoit que le câble de fibre optique sera installé en 2023.

« Ce qui est long dans le processus, c’est l’ingénierie, l’architecture, les demandes de permis et les autorisations. En tant quel tel, le déploiement du câble nécessite une semaine ou deux » assure Raymond Lacroix.

Une fois les autorisations obtenues, l’installation du câble se fait à l’aide d’un bateau câblier qui déroule le câble de fibre optique dans le Saint-Laurent. Avec le temps, le câble sera enterré sous les sédiments.

Selon Raymond Lacroix, l’opération ne représente pas d’impacts importants pour l’environnement.

Le gouvernement fédéral a également mis la main à la bourse pour financer le projet.

Basse-Côte-Nord

L’installation de ce câble de fibre optique entre la Côte-Nord et la Gaspésie permettra aussi de renforcer le système en Basse-Côte-Nord.

« Avec le gros projet de raccordement des 14 communautés de la Basse-Côte-Nord, nous avons également installé en parallèle des bonds radio entre chacune des communautés. Nous avons aussi de la fibre optique qui part de Blanc-Sablon, qui monte jusqu’à Labrador City et qui descend à Sept-Îles. Nous sommes donc capable de faire un triangle ou une boucle ce qui fait que si jamais le service coupe entre Sept-Îles et Blanc-Sablon, le signal peut arrivé de l’autre côté » explique Raymond Lacroix.

Déploiement de l’Internet haute vitesse : Deux semaines de retard à Chevery

Les travaux devraient débuter le 1er octobre à Chevery. – Photo archives CJTB

Les travaux de déploiement de l’internet haute vitesse et de la téléphonie mobile devraient débuter le 1er octobre prochain à Chevery, soit deux semaines plus tard que prévu.

« Telus demeure engagé à déployer tous les efforts possibles afin de terminer les travaux sur ce site cette année. Cela étant dit, lors de la réalisation d’un projet d’une telle ampleur, un certain nombre de circonstances imprévues indépendantes de notre volonté peuvent survenir (…) » Jean Schneider, gestionnaire principal des services de l’immobilier et des affaires municipales, dans une lettre publiée mercredi par la municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent.

Selon cette lettre, les travaux devraient débuter le 1er octobre et se terminer le 29 octobre prochain.

Les travaux devaient initialement débuter deux semaines plus tôt et le retard est dû est transport maritime du matériel, selon Jean Schneider.

Cette lettre ne précise toutefois pas de date pour la mise en service des services d’internet haute vitesse et de téléphonie mobile dans la communauté de Chevery.

Trente minutes en ligne pour s’informer sur le harcèlement au travail

Le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord offre des webinaires en ligne depuis juin dernier. Photo tirée de la page Facebook Centre de justice de proximité Côte-Nord

Le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord tiendra un webinaire sur le harcèlement au travail jeudi prochain. Une courte présentation virtuelle d’une trentaine de minutes pour aider à déceler les situations problématiques au travail.

Le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord (CJPCN) a profité de la pandémie pour débarquer en grand sur les réseaux sociaux. Alors que l’organisme n’avait pas encore de page Facebook avant la crise sanitaire, le CJPCN en sera jeudi à sa septième présentation en ligne avec ce webinaire sur le harcèlement au travail présenté jeudi de 11h 30 à midi.

« L’objectif, c’est de faire un survol sur le harcèlement au travail. Pour savoir ce que c’est, quels sont les critères et quels sont les recours qu’une personne peut avoir si elle est victime de harcèlement au travail », précise Mary-Maude Fournier, agente à l’information juridique au Centre de justice de proximité de la Côte-Nord.

La conférence s’adresse à tous : employés, employeurs, victimes ou personnes simplement intéressées par le sujet.

D’une durée de trente minutes, le webinaire sur le harcèlement au travail est en fait un survol du sujet. Ceux qui désirent poser des questions plus personnelles seront invités à prendre rendez-vous avec le Centre de justice de proximité de Sept-Îles.

Les formations se déroulent via les plateformes Zoom et Facebook Live. Il est possible de s’inscrive à l’avance en appelant au CJPCN ou en contactant l’organisme par courriel.

En français et en anglais

Depuis juin, le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord a organisé six webinaires, dont trois en anglais.

L’organisme a abordé divers sujets de droit comme les petites créances, l’autorité parentale et la vie privée.

« Compte tenu de la population anglophone, nous avons aussi des services en anglais. Ce qui est vraiment agréable, c’est que nous avons en ce moment un stagiaire anglophone qui vient la Basse-Côte-Nord [Angela Morency] qui participe beaucoup au contenu en anglais », ajoute Mary-Maude Fournier.

À l’heure d’écrire ces lignes, le webinaire sur le harcèlement au travail est la dernière conférence prévue en français. Le sujet sera abordé en anglais le 1er octobre prochain et il n’est pas impossible que d’autres webinaires s’ajoutent au programme ultérieurement.

Exercice d’urgence prévu mercredi à Saint-Augustin

Des véhicules d’urgence seront positionnés à proximité de l’aéroglisseur, de l’aéroport et des dispensaires. – Photo STQ

Le ministère des Transports souhaite informer la population de Saint-Augustin en Basse-Côte-Nord qu’un exercice sur les mesures d’urgence est prévu mercredi après-midi (16 septembre).

L’exercice qui devrait se dérouler entre 13h et 16h 30 mercredi mobilisera différents répondants. Il s’agira d’une simulation d’écrasement d’avion.

L’objectif du MTQ est de s’assurer que le plan d’urgence de l’aéroport de Saint-Augustin est toujours adéquat.

Le ministère des Transports demande au public de ne pas s’inquiéter de la présence de véhicules d’urgence à proximité de l’aéroport, de l’aéroglisseur Esprit-de-Pakuashipi et des dispensaires de Saint-Augustin et de Pakuashipu.

L’exercice d’urgence sera évidemment arrêté en cas d’urgences réelles.

COVID-19 : Relâchement et transmission communautaire sur la Côte-Nord


Au total, quinze personnes ont été mises en quarantaine ou déclarées positives à la COVID-19 sur l’ïle d’Anticosti. – Photo tirée de la page Facebook Sépaq Anticosti.

Avec l’augmentation des cas sur le territoire de la Côte-Nord depuis les derniers jours, le CISSS de la Côte-Nord estime que la transmission communautaire est bel et bien réelle sur la Côte-Nord. Le p.-d.g Claude Lévesque déplore un relâchement dans le respect des mesures et deux personnes sont toujours en isolement sur l’île d’Anticosti.

« L’augmentation des cas de COVID-19 se poursuit ce qui démontre que le virus est bien présent dans notre région » assure le médecin-conseil du CISSS de la Côte-Nord Dr Richard Fachehoun.

La Côte-Nord a vu une augmentation de 13 nouveaux cas depuis le début du mois de septembre. Selon le Dr Richard Fachehoun, la moitié de ces personnes testées positives est âgée moins de 35 ans.

Les enquêtes épidémiologiques démontrent également que la participation à des rassemblements privés et la fréquentation des bars ont contribué à l’augmentation des cas.

La semaine dernière, le CISSS de la Côte-Nord a évacué treize personnes de l’île d’Anticosti vers la terre ferme. De ce groupe composé d’employés de la Sépaq, trois personnes ont été testées positives et dix autres ont été mis en quarantaine et évacuées en raison de leurs contacts avec leurs collègues positifs.

Or, deux personnes sont toujours en isolement sur l’île d’Anticosti, selon le Dr Richard Fachehoun.

« Nous avions retiré tous les cas et les contacts. Lorsqu’on a approfondi l’enquête épidémiologique avec les deux derniers cas que nous avons eu que nous nous sommes rendus compte qu’il reste potentiellement deux contacts », précise le médecin-conseil.

Une évaluation des risques a été faite et ces personnes sont isolées de la communauté.

Le ministère de la Santé analyse la Basse-Côte-Nord

La semaine dernière, la direction du CISSS de la Côte-Nord a évoqué la possibilité de demander un test de dépistage pour ceux qui désirent se rendre en Basse-Côte-Nord.

Si pour le moment cette mesure n’est pas sur la table, la direction du CISSS a demandé l’avis du ministère de la Santé pour se préparer à l’éventualité d’une éclosion en Basse-Côte-Nord.

« Nous sommes en train d’analyser les scénarios avec le ministère de la Santé et des Services sociaux relativement à nos territoires plus isolés pour voir ce qu’on peut faire si nous avions une éclosion sur l’un de ces territoires. Nous avons fait des scénarios pour 1 à 6 cas de COVID, pour la question de l’évacuation des personnes. Nous regardons avec les différentes instances ministérielles quels pourraient être les scénarios à envisager en cas d’éclosion sur un territoire dont l’accès est difficile » explique le p.-d.g. du CISSS par intérim Claude Lévesque.

Selon ce dernier, le CISSS veut s’inspirer des orientations prises dans d’autres territoires isolés comme le Nunavik.

Rappelons que la Basse-Côte-Nord est toujours épargnée par la pandémie.

La flamme du groupe ETNA plus vive que jamais

Le chargé de projet Jacques Lachance a déjà collaboré avec des étudiants en tourisme du Cégep de Matane. – Photo courtoisie Jacques Lachance

Le tourisme serait-il la clef pour la survie des communautés de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord? C’est ce que croit dur comme fer l’équipe du groupe ETNA. Avec l’intérêt grandissant des Québécois pour la découverte des territoires éloignés de la province, le chargé de projet de la coopérative Jacques Lachance assure qu’il s’agit d’une opportunité pour le développement de l’industrie touristique dans l’est de la Côte-Nord. La coopérative veut contribuer en formant la relève de l’industrie touristique de la région et espère accueillir ses premiers étudiants à l’automne 2021.

La passion de Jacques Lachance est palpable dans sa voix. Le chargé de projet pour le groupe ETNA croit fermement que les régions de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord ont un potentiel touristique « extrêmement prometteur » et qu’il suffit de le cueillir.

« Il faut s’organiser avant de se faire organiser» répète le résident de Rivière-au-Tonnerre.

Fondé en 2018, l’objectif de l’organisme sans but lucratif est de former des étudiants intéressés à travailler dans l’industrie touristique de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord.

Le nom de l’organisme signifie groupe d’Études et Enseignement en Tourisme Nordique des Nations, mais fait aussi référence au volcan sicilien Etna.

Le projet est toujours démarrage et la coopérative n’a pas encore accueilli d’étudiants, mais les membres de l’organisme s’affairent à développer des partenariats avec les établissements scolaires comme le Centre de services scolaire du Littoral ou le cégep de Baie-Comeau dans l’optique de lancer le programme d’étude.

«Nous espérions monter une cohorte pour janvier 2021, mais malheureusement ce sera un peu tard puisque nous n’avons pas encore complété les alliances avec les Centres de services scolaires et le cégep de Baie-Comeau , donc on devra remettre cela à septembre 2021» précise Jacques Lachance.

Opportunités

La pandémie de coronavirus et surtout les restrictions liées aux voyages internationales ont moussé l’intérêt que portent les Québécois pour les régions éloignées. De nombreux touristes ont visité la Côte-Nord cet été et ont profité de ses espaces pour faire du camping sauvage, fait remarqué Jacques Lachance.

Le chargé de projet espère que la région saura s’organiser pour profiter de cet engouement et éviter que des entrepreneurs de l’extérieur profitent de cette vanne.

« Le principe coopératif c’est de s’organiser au lieu de se faire organiser. Les Québécois, les Ontariens ou les Français qui ont déjà vu la Gaspésie ou le Saguenay-Lac-Saint-Jean cherchent désormais de nouveaux espaces. Je suis convaincu que c’est une solution pour la subsistance de certains villages. »

L’organisme travaille en collaboration avec la coopérative Voyages Coste avec qui elle partage une mission similaire, de même qu’avec Tourisme Côte-Nord.

Le logo du Groupe ETNA – Courtoisie Jacques Lachance

Étudier ici pour rester ici

Des formations en tourisme existent déjà dans la province, que ce soit au niveau collégial ou universitaire. Toutefois le programme que souhaite mettre sur pied le groupe ETNA promet d’être unique en son genre. D’une part parce que l’organisme offrira un contenu adapté à la réalité physique et culturelle de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord, mais aussi puisque les formations auraient lieu en Minganie.

Comme le souligne Jacques Lachance, la région a l’avantage d’être aux portes de la Basse-Côte-Nord et à proximité des communautés innues.

La formation pourrait se tenir à différents endroits, incluant Anticosti, selon les métiers touristiques à enseigner et les besoins des communautés.

« Il y a beaucoup de jeunes de la côte qui sont partis trois ans pour étudier et qui au final ne sont pas revenus» prévient Jacques Lachance.

En plus de contribuer à garder les jeunes dans leur région, le programme pourrait permettre à des intéressés de l’extérieur de s’établir en Basse-Côte-Nord ou en Minganie.

Pour aller de l’avant et concrétiser le rêve que porte la coopérative, le groupe ETNA travaillera avec les Centres de services scolaires du Littoral (Basse-Côte-Nord) et de la Moyenne-Côte-Nord (Minganie) de même qu’avec le cégep de Baie-Comeau.

Le tronc commun du programme du groupe ETNA pourrait prendre la forme d’une formation professionnelle. Le groupe ETNA aimerait aussi développer l’enseignement sous la forme d’une Attestation d’études collégiales (AEC).

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