Crabe des neiges : la glace retarde le départ en Basse-Côte-Nord
Écrit par Marie-Eve Dusablon - CJTB - IJL le 31 mars 2026
Le froid persistant et la glace qui s’accroche dans le golfe du Saint-Laurent viennent chambouler le début de la saison de pêche au crabe sur la Côte-Nord. En Basse-Côte-Nord, l’incertitude demeure quant à la date exacte d’ouverture, alors que les pêcheurs doivent composer avec des conditions hivernales.
« On n’a pas encore la date exacte parce que c’est le MPO, Pêches et Océans Canada, qui statue toujours, qui ont toujours le mot final sur les dates d’ouverture », explique Julie Monger, directrice de l’Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord.
Malgré tout, l’industrie vise une ouverture autour du 6 avril pour les zones 12 C, 15 et 16. Une date qui pourrait encore fluctuer selon l’état des glaces. « On se garde tout le temps une porte d’ouverture avec revoir notre date d’ouverture en fonction de la présence de glace dans certains territoires », ajoute Julie Monger.
Cette année, même les pêcheurs de la zone 16, du large de Baie-Trinité jusqu’à Natashquan, habitués à débuter à la fin mars, ont dû revoir leurs plans. « Ils ont rétracté, ils ont demandé l’ouverture au six avril, comme nous, à cause des glaces et de la température froide. »
Un début de saison retardé n’est pas sans conséquence. « C’est sûr que quand il fait trop froid, c’est pas le meilleur. Souvent les crabes sont comme un peu amorphes. Les prix sont aussi meilleurs qu’au début de la saison. Plus tôt on commence, mieux c’est. Mais, tu sais, si c’est trop froid, ce n’est pas bon pour la ressource et ce n’est pas agréable de travailler pour les équipages non plus. »
Du côté des quotas, les nouvelles sont encourageantes. « Pour les cinq zones de la Basse-Côte-Nord, il y a des augmentations dans toutes nos zones », souligne Mme Monger, signe d’une ressource en santé, basée sur des analyses scientifiques rigoureuses.
Quant aux prix, ils devraient rester stables, malgré les incertitudes liées au marché américain et aux décisions politiques.
Enfin, ce retard pourrait aussi influencer d’autres pêches, notamment celle au homard. Dans ce contexte, prudence et adaptation restent les maîtres mots pour les pêcheurs de la région.