Violence conjugale : une nouvelle ressource voit le jour en Minganie et en Basse-Côte-Nord

Écrit par le 16 Décembre 2025

Un nouvel organisme visant à offrir un lieu d’aide, d’écoute et, éventuellement, d’hébergement sécuritaire pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale voit le jour dans l’est de la Côte-Nord, plus précisément en Minganie et en Basse-Côte-Nord.

Ce projet a été mis en place afin de répondre à une demande criante au sein des communautés nord-côtières.

L’Institut national de santé publique du Québec, les municipalités ou communautés autochtones des MRC de Caniapiscau, de la Minganie, de la Basse-Côte-Nord, pour lesquelles des données sont disponibles, affichent des taux d’infractions commises en contexte conjugal nettement au dessus du taux régional ou celui du reste du Québec, explique Katherine Arsenault de la Maison d’aide et d’hébergement Nord-Est, pour femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Ce triste constat s’explique notamment par plusieurs facteurs de vulnérabilité, dont l’isolement géographique, le taux élevé de chômage et l’absence de services de proximité.

Depuis près d’une décennie, plusieurs acteurs de la région dont la Sûreté du Québec, la DPJ et le CISSS de la Côte-Nord travaillent à la mise sur pied de ce projet et réfléchissent aux ressources nécessaires pour prévenir la violence conjugale et accueillir les victimes directes ou collatérales.

Avant la création d’une maison d’hébergement, prévue d’ici deux ans, une coordonnatrice se déplacera sur le territoire afin de sensibiliser la population et, surtout, d’offrir un service d’accompagnement aux personnes dans le besoin dès l’âge de 14 ans.

La future maison d’hébergement sera située à Havre-Saint-Pierre, en raison de la proximité avec un hôpital et un poste de la Sûreté du Québec. Une fois sur pied, un service sera offert sept jours sur sept, 24 heures sur 24.

On veut que ça soit en trois services. On veut offrir un hébergement temporaire sécurisé pouvant aller jusqu’à trois mois. Puis dans les ruralités, ça peut aller jusqu’à six mois, un soutien psychologique et un accompagnement social.

Katherine Arsenault


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