15 M$ pour un câble de fibre optique sous-marin entre Sept-Îles et la Gaspésie

L’installation du câble de fibre optique sous-marin se fait avec des bateaux câbliers. – Photo tirée du site web vasselfinder.com

L’entreprise de télécommunications Telus et le gouvernement fédéral annoncent un investissement de 15 millions $ pour l’installation d’un projet de câble de fibre optique sous-marin entre Sept-Îles et la Gaspésie. Le câble devrait être opérationnel en 2023 et permettra de sécuriser les services offerts aux clients de l’entreprise à l’est de Baie-Comeau.

À peine plus gros qu’un tuyau d’arrosage, ce câble de fibre optique permettra de sécuriser l’accès aux technologies de télécommunications pour une bonne partie de la Côte-Nord.

Comme l’explique Raymond Lacroix, vice-président régional, Livraison des solutions spécialisées et soutien de Telus, ce câble sous-marin permettra aux résidents de la Moyenne et Basse-Côte-Nord de profiter des technologies numériques en cas de coupure sur le réseau principal.

Le câble servira au « système de redondance », soit le système de sécurité utilisé en cas de pépin sur le système régulier.

« En mettant un câble de redondance entre la Gaspésie et Sept-Îles, cela protège des coupures entre Baie-Comeau et Sept-Îles. En cas d’un accident ou d’une excavation malheureuse qui couperait le lien, le trafic sera bifurqué vers le lien sous-marin » précise Raymond Lacroix.

Deux câbles de ce type traversent déjà le Saint-Laurent : un entre Le Bic et Forestville et un second entre Rimouski et Baie-Comeau.

Le troisième câble permettra de sécuriser le réseau à l’est de Baie-Comeau.

Travaux

Telus prévoit que le câble de fibre optique sera installé en 2023.

« Ce qui est long dans le processus, c’est l’ingénierie, l’architecture, les demandes de permis et les autorisations. En tant quel tel, le déploiement du câble nécessite une semaine ou deux » assure Raymond Lacroix.

Une fois les autorisations obtenues, l’installation du câble se fait à l’aide d’un bateau câblier qui déroule le câble de fibre optique dans le Saint-Laurent. Avec le temps, le câble sera enterré sous les sédiments.

Selon Raymond Lacroix, l’opération ne représente pas d’impacts importants pour l’environnement.

Le gouvernement fédéral a également mis la main à la bourse pour financer le projet.

Basse-Côte-Nord

L’installation de ce câble de fibre optique entre la Côte-Nord et la Gaspésie permettra aussi de renforcer le système en Basse-Côte-Nord.

« Avec le gros projet de raccordement des 14 communautés de la Basse-Côte-Nord, nous avons également installé en parallèle des bonds radio entre chacune des communautés. Nous avons aussi de la fibre optique qui part de Blanc-Sablon, qui monte jusqu’à Labrador City et qui descend à Sept-Îles. Nous sommes donc capable de faire un triangle ou une boucle ce qui fait que si jamais le service coupe entre Sept-Îles et Blanc-Sablon, le signal peut arrivé de l’autre côté » explique Raymond Lacroix.

Déploiement de l’Internet haute vitesse : Deux semaines de retard à Chevery

Les travaux devraient débuter le 1er octobre à Chevery. – Photo archives CJTB

Les travaux de déploiement de l’internet haute vitesse et de la téléphonie mobile devraient débuter le 1er octobre prochain à Chevery, soit deux semaines plus tard que prévu.

« Telus demeure engagé à déployer tous les efforts possibles afin de terminer les travaux sur ce site cette année. Cela étant dit, lors de la réalisation d’un projet d’une telle ampleur, un certain nombre de circonstances imprévues indépendantes de notre volonté peuvent survenir (…) » Jean Schneider, gestionnaire principal des services de l’immobilier et des affaires municipales, dans une lettre publiée mercredi par la municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent.

Selon cette lettre, les travaux devraient débuter le 1er octobre et se terminer le 29 octobre prochain.

Les travaux devaient initialement débuter deux semaines plus tôt et le retard est dû est transport maritime du matériel, selon Jean Schneider.

Cette lettre ne précise toutefois pas de date pour la mise en service des services d’internet haute vitesse et de téléphonie mobile dans la communauté de Chevery.

Trente minutes en ligne pour s’informer sur le harcèlement au travail

Le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord offre des webinaires en ligne depuis juin dernier. Photo tirée de la page Facebook Centre de justice de proximité Côte-Nord

Le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord tiendra un webinaire sur le harcèlement au travail jeudi prochain. Une courte présentation virtuelle d’une trentaine de minutes pour aider à déceler les situations problématiques au travail.

Le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord (CJPCN) a profité de la pandémie pour débarquer en grand sur les réseaux sociaux. Alors que l’organisme n’avait pas encore de page Facebook avant la crise sanitaire, le CJPCN en sera jeudi à sa septième présentation en ligne avec ce webinaire sur le harcèlement au travail présenté jeudi de 11h 30 à midi.

« L’objectif, c’est de faire un survol sur le harcèlement au travail. Pour savoir ce que c’est, quels sont les critères et quels sont les recours qu’une personne peut avoir si elle est victime de harcèlement au travail », précise Mary-Maude Fournier, agente à l’information juridique au Centre de justice de proximité de la Côte-Nord.

La conférence s’adresse à tous : employés, employeurs, victimes ou personnes simplement intéressées par le sujet.

D’une durée de trente minutes, le webinaire sur le harcèlement au travail est en fait un survol du sujet. Ceux qui désirent poser des questions plus personnelles seront invités à prendre rendez-vous avec le Centre de justice de proximité de Sept-Îles.

Les formations se déroulent via les plateformes Zoom et Facebook Live. Il est possible de s’inscrive à l’avance en appelant au CJPCN ou en contactant l’organisme par courriel.

En français et en anglais

Depuis juin, le Centre de justice de proximité de la Côte-Nord a organisé six webinaires, dont trois en anglais.

L’organisme a abordé divers sujets de droit comme les petites créances, l’autorité parentale et la vie privée.

« Compte tenu de la population anglophone, nous avons aussi des services en anglais. Ce qui est vraiment agréable, c’est que nous avons en ce moment un stagiaire anglophone qui vient la Basse-Côte-Nord [Angela Morency] qui participe beaucoup au contenu en anglais », ajoute Mary-Maude Fournier.

À l’heure d’écrire ces lignes, le webinaire sur le harcèlement au travail est la dernière conférence prévue en français. Le sujet sera abordé en anglais le 1er octobre prochain et il n’est pas impossible que d’autres webinaires s’ajoutent au programme ultérieurement.

Exercice d’urgence prévu mercredi à Saint-Augustin

Des véhicules d’urgence seront positionnés à proximité de l’aéroglisseur, de l’aéroport et des dispensaires. – Photo STQ

Le ministère des Transports souhaite informer la population de Saint-Augustin en Basse-Côte-Nord qu’un exercice sur les mesures d’urgence est prévu mercredi après-midi (16 septembre).

L’exercice qui devrait se dérouler entre 13h et 16h 30 mercredi mobilisera différents répondants. Il s’agira d’une simulation d’écrasement d’avion.

L’objectif du MTQ est de s’assurer que le plan d’urgence de l’aéroport de Saint-Augustin est toujours adéquat.

Le ministère des Transports demande au public de ne pas s’inquiéter de la présence de véhicules d’urgence à proximité de l’aéroport, de l’aéroglisseur Esprit-de-Pakuashipi et des dispensaires de Saint-Augustin et de Pakuashipu.

L’exercice d’urgence sera évidemment arrêté en cas d’urgences réelles.

COVID-19 : Relâchement et transmission communautaire sur la Côte-Nord


Au total, quinze personnes ont été mises en quarantaine ou déclarées positives à la COVID-19 sur l’ïle d’Anticosti. – Photo tirée de la page Facebook Sépaq Anticosti.

Avec l’augmentation des cas sur le territoire de la Côte-Nord depuis les derniers jours, le CISSS de la Côte-Nord estime que la transmission communautaire est bel et bien réelle sur la Côte-Nord. Le p.-d.g Claude Lévesque déplore un relâchement dans le respect des mesures et deux personnes sont toujours en isolement sur l’île d’Anticosti.

« L’augmentation des cas de COVID-19 se poursuit ce qui démontre que le virus est bien présent dans notre région » assure le médecin-conseil du CISSS de la Côte-Nord Dr Richard Fachehoun.

La Côte-Nord a vu une augmentation de 13 nouveaux cas depuis le début du mois de septembre. Selon le Dr Richard Fachehoun, la moitié de ces personnes testées positives est âgée moins de 35 ans.

Les enquêtes épidémiologiques démontrent également que la participation à des rassemblements privés et la fréquentation des bars ont contribué à l’augmentation des cas.

La semaine dernière, le CISSS de la Côte-Nord a évacué treize personnes de l’île d’Anticosti vers la terre ferme. De ce groupe composé d’employés de la Sépaq, trois personnes ont été testées positives et dix autres ont été mis en quarantaine et évacuées en raison de leurs contacts avec leurs collègues positifs.

Or, deux personnes sont toujours en isolement sur l’île d’Anticosti, selon le Dr Richard Fachehoun.

« Nous avions retiré tous les cas et les contacts. Lorsqu’on a approfondi l’enquête épidémiologique avec les deux derniers cas que nous avons eu que nous nous sommes rendus compte qu’il reste potentiellement deux contacts », précise le médecin-conseil.

Une évaluation des risques a été faite et ces personnes sont isolées de la communauté.

Le ministère de la Santé analyse la Basse-Côte-Nord

La semaine dernière, la direction du CISSS de la Côte-Nord a évoqué la possibilité de demander un test de dépistage pour ceux qui désirent se rendre en Basse-Côte-Nord.

Si pour le moment cette mesure n’est pas sur la table, la direction du CISSS a demandé l’avis du ministère de la Santé pour se préparer à l’éventualité d’une éclosion en Basse-Côte-Nord.

« Nous sommes en train d’analyser les scénarios avec le ministère de la Santé et des Services sociaux relativement à nos territoires plus isolés pour voir ce qu’on peut faire si nous avions une éclosion sur l’un de ces territoires. Nous avons fait des scénarios pour 1 à 6 cas de COVID, pour la question de l’évacuation des personnes. Nous regardons avec les différentes instances ministérielles quels pourraient être les scénarios à envisager en cas d’éclosion sur un territoire dont l’accès est difficile » explique le p.-d.g. du CISSS par intérim Claude Lévesque.

Selon ce dernier, le CISSS veut s’inspirer des orientations prises dans d’autres territoires isolés comme le Nunavik.

Rappelons que la Basse-Côte-Nord est toujours épargnée par la pandémie.

La flamme du groupe ETNA plus vive que jamais

Le chargé de projet Jacques Lachance a déjà collaboré avec des étudiants en tourisme du Cégep de Matane. – Photo courtoisie Jacques Lachance

Le tourisme serait-il la clef pour la survie des communautés de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord? C’est ce que croit dur comme fer l’équipe du groupe ETNA. Avec l’intérêt grandissant des Québécois pour la découverte des territoires éloignés de la province, le chargé de projet de la coopérative Jacques Lachance assure qu’il s’agit d’une opportunité pour le développement de l’industrie touristique dans l’est de la Côte-Nord. La coopérative veut contribuer en formant la relève de l’industrie touristique de la région et espère accueillir ses premiers étudiants à l’automne 2021.

La passion de Jacques Lachance est palpable dans sa voix. Le chargé de projet pour le groupe ETNA croit fermement que les régions de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord ont un potentiel touristique « extrêmement prometteur » et qu’il suffit de le cueillir.

« Il faut s’organiser avant de se faire organiser» répète le résident de Rivière-au-Tonnerre.

Fondé en 2018, l’objectif de l’organisme sans but lucratif est de former des étudiants intéressés à travailler dans l’industrie touristique de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord.

Le nom de l’organisme signifie groupe d’Études et Enseignement en Tourisme Nordique des Nations, mais fait aussi référence au volcan sicilien Etna.

Le projet est toujours démarrage et la coopérative n’a pas encore accueilli d’étudiants, mais les membres de l’organisme s’affairent à développer des partenariats avec les établissements scolaires comme le Centre de services scolaire du Littoral ou le cégep de Baie-Comeau dans l’optique de lancer le programme d’étude.

«Nous espérions monter une cohorte pour janvier 2021, mais malheureusement ce sera un peu tard puisque nous n’avons pas encore complété les alliances avec les Centres de services scolaires et le cégep de Baie-Comeau , donc on devra remettre cela à septembre 2021» précise Jacques Lachance.

Opportunités

La pandémie de coronavirus et surtout les restrictions liées aux voyages internationales ont moussé l’intérêt que portent les Québécois pour les régions éloignées. De nombreux touristes ont visité la Côte-Nord cet été et ont profité de ses espaces pour faire du camping sauvage, fait remarqué Jacques Lachance.

Le chargé de projet espère que la région saura s’organiser pour profiter de cet engouement et éviter que des entrepreneurs de l’extérieur profitent de cette vanne.

« Le principe coopératif c’est de s’organiser au lieu de se faire organiser. Les Québécois, les Ontariens ou les Français qui ont déjà vu la Gaspésie ou le Saguenay-Lac-Saint-Jean cherchent désormais de nouveaux espaces. Je suis convaincu que c’est une solution pour la subsistance de certains villages. »

L’organisme travaille en collaboration avec la coopérative Voyages Coste avec qui elle partage une mission similaire, de même qu’avec Tourisme Côte-Nord.

Le logo du Groupe ETNA – Courtoisie Jacques Lachance

Étudier ici pour rester ici

Des formations en tourisme existent déjà dans la province, que ce soit au niveau collégial ou universitaire. Toutefois le programme que souhaite mettre sur pied le groupe ETNA promet d’être unique en son genre. D’une part parce que l’organisme offrira un contenu adapté à la réalité physique et culturelle de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord, mais aussi puisque les formations auraient lieu en Minganie.

Comme le souligne Jacques Lachance, la région a l’avantage d’être aux portes de la Basse-Côte-Nord et à proximité des communautés innues.

La formation pourrait se tenir à différents endroits, incluant Anticosti, selon les métiers touristiques à enseigner et les besoins des communautés.

« Il y a beaucoup de jeunes de la côte qui sont partis trois ans pour étudier et qui au final ne sont pas revenus» prévient Jacques Lachance.

En plus de contribuer à garder les jeunes dans leur région, le programme pourrait permettre à des intéressés de l’extérieur de s’établir en Basse-Côte-Nord ou en Minganie.

Pour aller de l’avant et concrétiser le rêve que porte la coopérative, le groupe ETNA travaillera avec les Centres de services scolaires du Littoral (Basse-Côte-Nord) et de la Moyenne-Côte-Nord (Minganie) de même qu’avec le cégep de Baie-Comeau.

Le tronc commun du programme du groupe ETNA pourrait prendre la forme d’une formation professionnelle. Le groupe ETNA aimerait aussi développer l’enseignement sous la forme d’une Attestation d’études collégiales (AEC).

Trafiquant de drogue arrêté à Pakua Shipu

Un trafiquant de stupéfiants a été arrêté vendredi après-midi dans la communauté de Pakua Shipu. – Photo tirée de la page Facebook Soutien police autochtone.

Un trafiquant de stupéfiants a été arrêté vendredi après-midi dans la communauté de Pakua Shipu, en Basse-Côte-Nord.

La Sécurité publique de Pakua Shipu a mené l’opération antidrogue « en collaboration d’autres corps de police », selon le communiqué émis.

Les policiers refusent de donner davantage d’information concernant l’opération et l’identité de ou des personnes interpellées.

La Sécurité publique de Pakua Shipu rappelle que toute information en lien avec le trafic de stupéfiants peut être transmise de façon confidentielle en composant le 418-947-2787.

Carcasses d’eiders retrouvées en Basse-Côte-Nord et Minganie : Pas de maladie en cause

Une vingtaine de jeunes eiders à duvet ont été retrouvés sans vie en Minganie et en Basse-Côte-Nord en juillet dernier. – Photo tirée du site web hww.ca

Une vingtaine de carcasses d’eiders à duvet ont été retrouvées en Minganie et en Basse-Côte-Nord en juillet dernier. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a d’abord refusé de préciser la cause de leur décès, mais le Centre Québécois sur la Santé des Animaux Sauvages (CQSAS) estime qu’un chien aurait tués ces canards.

Le ministère de la Faune, des Forêts et des Parcs a été alerté en juillet dernier de la présence d’eiders à duvet en Minganie et en Basse-Côte-Nord, selon Radio-Canada.

Le Centre Québécois sur la Santé des Animaux Sauvages (CQSAS) affilié à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal a eu la responsabilité de procéder à l’analyse des carcasses.

« Nous n’avons vu que des lésions traumatiques au niveau du thorax de l’ensemble des oiseaux soumis (hémorragies, fractures) ce qui nous a conduits à penser à de la prédation par un carnivore de petite taille, très probablement un chien (…) » précise le clinicien Benjamin Lamglait.

Il s’agissait de carcasses de jeunes eiders ne pouvant pas encore voler. Aucun animal adulte n’a été reporté au ministère de la Faune.

Comme le fait remarquer l’expert, les animaux sauvages n’ont pas tendance à tuer beaucoup de proies sans les manger.

Par ailleurs, aucune lésion évoquant un processus infectieux n’a été observée.

Le scénario le plus réaliste selon Benjamin Lamglait est chien de touristes en vacances sur la Côte-Nord qui s’est attaqué à de jeunes eiders

Juridiction fédérale

Bien que ce soit des agents du ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs du Québec qui se sont déplacés pour cueillir les carcasses et les envoyer au Centre Québécois sur la Santé des Animaux Sauvages, le contrôle des oiseaux migrateurs comme l’eider à duvet est de juridiction fédérale.

Comme l’explique le porte-parole du MFFP Sylvain Carrier, le rôle de son ministère se limite à transmettre les carcasses retrouvées. Le rapport d’analyse est par la suite envoyé à Environnement Canada, qui chapeaute l’étude de ces situations.

Environnement Canada n’a toutefois pas répondu à notre demande de renseignement sur le dossier.

COVID-19 : Fausse alerte en Basse-Côte-Nord

La Basse-Côte-Nord ne compte aucun cas de COVID-19, mais treize personnes ont été évacués de l’île d’Anticosti jeudi. – Photo Ivonne Fuentes

Une faute dans la transcription d’un code postal serait à l’origine de l’affichage erroné d’un cas de COVID-19 sur le territoire de la Basse-Côte-Nord sur le site web du CISSS de la Côte-Nord. Les Coasters demeurent épargnés par la pandémie à ce jour, mais une éclosion a bel et bien lieu parmi des employés de la Sépaq sur l’île d’Anticosti qui ont été évacués de l’île.

« Cette situation est exceptionnelle. Sur le rapport de laboratoire, il y avait une adresse, c’était comme une adresse de la Côte-Nord, dont une adresse de la Basse-Côte-Nord, mais on avait un accès limité à ces personnes compte tenu des difficultés de communication. (…) Une fois que nous avons pu entrer en communication avec eux, on a approfondi l’enquête et on a constaté qu’en réalité que ces personnes ne résident pas sur la Côte-Nord » détaillait le médecin-conseil du CISSS de la Côte-Nord en conférence de presse vendredi après-midi.

Le CISSS de la Côte-Nord a publié une lettre immédiatement après le point de presse vendredi pour expliquer la situation. Sans s’excuser directement pour l’erreur, le CISSS de la Côte-Nord se dit toutefois « conscient de l’inquiétude engendrée par l’annonce d’hier ».

On explique dans cette lettre qu’une enquête est rapidement lancée lorsqu’un cas positif est déclaré.

« Avec la collaboration de la personne atteinte, une liste des lieux visités, des personnes rencontrées et des activités réalisées est constituée », précise le communiqué.

Les élus de la Basse-Côte-Nord n’ont pas été contactés avant que le cas erroné soit affiché sur la plateforme numérique du CISSS de la Côte-Nord, selon le préfet de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent Randy Jones. Une courte réunion a toutefois eu lieu jeudi après-midi, à la suite de l’annonce.

À l’heure d’écrire ces lignes, le bilan de COVID-19 a été remis à 0 pour le Réseau local de santé (RLS) de la Basse-Côte-Nord sur le site web du CISSS.

Éclosion sur Anticosti

Si la Basse-Côte-Nord demeure bel et bien épargnée par la pandémie de coronavirus, l’île d’Anticosti connaît une éclosion parmi les employés de la Sépaq.

Un premier employé de la Sépaq sur l’île d’Anticosti a été déclaré positif mardi dernier puis deux de ses collègues ont aussi reçu un test positif jeudi. Le CISSS de la Côte-Nord a procédé à l’évacuation de ces trois personnes de même de dix autres individus qui étaient placés en isolement en raison de leurs contacts avec les employés touchés.

« L’objectif est de mettre les gens en isolement près d’un centre de santé et si jamais ils présentaient des difficultés à respirer, on pourrait les prendre en charge rapidement. L’autre objectif était d’approfondir les enquêtes épidémiologiques et le troisième objectif est d’éviter la transmission du virus dans la communauté » assure le Dr Fachehoun.

Selon la Sépaq, ils n’auraient pas été en contact avec des clients.

Ces treize personnes ont été évacuées jeudi vers le continent « en avion par une compagnie spécialisée et toutes les mesures de préventions ont été prises » ajoute le Dr Fachehoun.

« À ma connaissance, ils n’ont pas pris le Bella-Desgagnés. Cela été évalué et cela a été exclu », estime le médecin-conseil du CISSS.

Problèmes de communications selon Randy Jones

Le préfet de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent et maire de Gros-Mécatina Randy Jones ne décolère pas. L’annonce erronée du CISSS de la Côte-Nord a créé beaucoup d’inquiétude dans la région.

« On a raison d’être fâché parce que ce n’est pas acceptable ce qu’ils ont fait de laisser passer un cas comme ça sans avertir les gens. Pour le restant de la pandémie, nous allons toujours être vus comme une région qui a eu le COVID.

Le préfet estime que la situation vécue cette semaine traduit un manque de communication du CISSS de la Côte-Nord avec les élus de la Basse-Côte-Nord.

Dépistage obligatoire pour la Basse-Côte-Nord?

Devant l’inquiétude soulevée par un premier cas de COVID-19 en Basse-Côte-Nord qui s’est avéré erroné, Randy Jones estime qu’il pourrait être pertinent de demander un dépistage obligatoire avant de se rendre dans la région.

Cette possibilité avait été évoquée mercredi par le Dr Richard Fachehoun et le p.-d.g du CISSS de la Côte-Nord Claude Lévesque. Ces derniers y voyaient une option pour protéger la région si la situation se dégrade à l’extérieur de la Basse-Côte-Nord.

« Le système qui est en place présentement c’est que les gens peuvent se faire testés avant d’arriver ou à leur arrivée. Nous sommes en train de faire des travaux pour faire la meilleure option (…). Ce n’est pas juste le dépistage, oui cela peut aider, mais ce qui est important c’est de respecter les mesures. Si on maintient la distanciation physique de deux mètres, on se lave les mains et on porte le couvre-visage, on est protégés. (…) Si les populations locales respectent les mesures et les étrangers aussi on va réduire le nombre de cas » assure Dr Richard Fachehoun.

Avenir de l’école Gabriel-Dionne : Le statu quo jusqu’en 2023


La consultation sur l’avenir de l’école Gabriel-Dionne a attiré une trentaine de participants de la communauté de Tête-à-la-Baleine. – Photo Ivonne Fuentes

La fermeture de l’école Gabriel-Dionne de Tête-à-la-Baleine n’est pas pour demain. Malgré le processus de consultation lancé cette année, l’administration du Centre de services scolaire du Littoral assure que l’offre d’enseignement demeurera la même jusqu’à l’année scolaire 2022-2023.

Si cette précision permet à la communauté de Tête-à-la-Baleine de souffler un peu, plusieurs intervenants demandent aux Baleinois de se mettre en mode solution.

Jeudi soir, une trentaine de citoyens de Tête-à-la-Baleine se sont déplacés au gymnase de l’école Gabriel-Dionne pour discuter de l’avenir de l’établissement en compagnie de l’administrateur du Centre de services scolaire Philip Joycey, de l’administratrice adjointe Nadia Landry et de la coordinatrice des services aux adultes Ana Osborne. L’administratrice de la municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent Darlene Rowsell-Roberts et la directrice de l’école Karine Dubé ont aussi pris part à la rencontre via Zoom.

Refus de fermeture

Pour une majorité de Baleinois, l’idée de fermer l’école est totalement exclue. Comme plusieurs l’ont signé lors de la réunion jeudi soir, la fermeture de l’établissement risque d’entraîner à terme la disparition de la communauté.

L’école fait face à un déficit important d’achalandage, ce qui force le Centre de services scolaire à lancer des consultations concernant « l’avenir des services pédagogiques ».

Alors que l’établissement a été construit dans l’optique d’offrir des services à plus de 130 élèves, l’école Gabriel-Dionne accueillera cette année six étudiants. Le Centre de services scolaires prévoyait n’accueillir en moyenne que trois élèves de 2021 à 2025. Ces prévisions pourraient être modifiées avec le départ ou l’arrivée de nouvelles familles.

Comme le rappelait l’adjointe administrative Nadia Landry, le Centre de services scolaires est obligé de se doter d’une Politique de maintien ou de fermeture d’une école en vertu de la Loi sur l’instruction publique (LIP). Toutefois cette politique varie d’un Centre de services scolaire à un autre.

Selon Nadia Landry, à certains endroits ce processus est lancé lorsqu’on prévoit accueillir moins de trente élèves dans une école. En Basse-Côte-Nord, la barre est cinq élèves. L’école Gabriel-Dionne n’aurait pas accueilli 30 élèves depuis plus de dix ans selon les chiffres présentés jeudi soir.

Peu importe l’issu de ce processus de réflexion, le Centre de services scolaire ne peut pas fermer l’école avant l’année scolaire 2022-2023. C’est donc le statu quo pour l’établissement pour un peu moins de 3 ans.

Le CSS du Littoral souhaite toutefois explorer une « formule hybride » d’enseignement. Méthode qui mise sur les technologies numériques et l’enseignement de certaines matières à distance.

À l’écoute

Comme promis, les représentants du Centre de services scolaire étaient présents dans la communauté pour écouter les propositions des Baleinois. Après un survol de la situation, les citoyens présents ont pu exprimer pendant plus d’une heure leurs propositions et interrogations.

Plusieurs citoyens ont demandé aux représentants du Centre de services scolaire de reconnaître que Tête-à-la-Baleine est la seule communauté majoritairement francophone de la Basse-Côte-Nord et que la fermeture de l’école enterrerait l’espoir d’attirer de nouvelles familles dans la communauté.

D’autres Baleinois ont aussi demandé à la direction du CSS du Littoral de ne pas prendre de décision quant à la fermeture de l’école avant que la communauté soit reliée à la route 138.

Le ministère de Transports ne prévoit toutefois pas d’échéancier précis en ce qui concerne le prolongement complet de la R138 de Kegaska jusqu’à Tête-à-la-Baleine. Les travaux du tronçon entre La Tabatière et Tête-à-la-Baleine devraient toutefois commencer l’an prochain.

Si les idées des participants étaient variées, l’augmentation du nombre d’élèves et la sauvegarde de l’école Gabriel-Dionne devront passer par deux approches générales.

L’école pourrait attirer des élèves provenant d’autres établissements du Centre de services scolaires, par exemple en offrant des formations particulières et en misant sur l’apprentissage du français dans la seule communauté francophone de la Basse-Côte-Nord.

L’autre option proposée par les participants serait d’attirer de nouvelles familles à Tête-à-la-Baleine, en misant sur l’attractivité du village ou par l’immigration.

L’administratrice de la municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent Darlene Rowsell-Roberts a lancé l’idée de former un comité de travail pour la sauvegarde de l’école Gabriel-Dionne. Il reste à voir si le projet prendra racine.

La réflexion se poursuit

La réflexion devra se poursuivre pour trouver des alternatives à la fermeture de l’école Gabriel-Dionne.

Les propositions des citoyens ont été notées par le Centre de services scolaires qui poursuivra la réflexion.

L’administrateur du Centre de services scolaire s’est dit impressionné du niveau de participation de la communauté et s’est engagé pour refaire l’expérience durant l’année scolaire.

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