Archives d’Auteur : Michael H. Lambert

Virée sur la Basse-Côte-Nord pour stimuler le développement de la région

Le secteur de la transformation des pêches devra s’adapter à l’interdiction de jeter les coproduits dès 2025. – Photo archives CJTB

Des représentants de trois organisations sont en virée sur la Basse-Côte-Nord pour aller à la rencontre des Coasters et les informer des différentes possibilités de développement économique qui s’offre à eux. Que ce soit pour travailler pour établir des partenariats avec d’autres entreprises, rendre son entreprise plus écoresponsable ou à innover dans le domaine des pêcheries, les habitants de la Basse-Côte-Nord trouveront réponse à leurs questions.

Tête-à-la-Baleine avait de la visite lundi dernier. Barbara Morneau et Gabrielle Guérault de la Société d’aide au développement économique (SADC) de la Côte-Nord, Marilou Vanier, directrice du Créneau ressources, sciences et technologiques marines et Vincent Carbonnelle, agent régional du Fonds Écoleader sont de passage cette semaine sur la Côte-Nord.

Si la mission des différentes organisations diffère, leur vision se rejoint dans l’objectif de favoriser la collaboration entre les entreprises et leurs milieux respectifs.

Vers l’économie circulaire

Pour une région particulièrement isolée comme la Basse-Côte-Nord, le discours que tiennent Barbara Morneau et Marilou Vanier sur l’économie circulaire a de quoi séduire. Utiliser les déchets des uns comme matière première pour les autres.

Un exemple concret pour la région : les coproduits de la transformation des pêches.

Ces déchets de la transformation ne pourront plus être jetés ou enfouis à compter de 2025, souligne Marilou Vanier. Les transformateurs devront donc trouver des solutions pour valoriser cette matière d’ici moins de cinq ans.

« Nous nous dirigeons vers l’économie circulaire, assure Barbara Morneau de la SADC de la Côte-Nord. On reprend ces déchets qui peuvent devenir la matière première d’une autre entreprise. Plutôt que de devoir payer pour l’enfouir, l’entreprise sera payée pour s’en départir (…). Il y a des procédés qui peuvent être utilisés pour faire du broyage ou du séchage. On peut transformer la matière en farine, en bouillon, en soupe et il y a même des débouchés pharmaceutiques et cosmétiques. »

Le rôle de la SADC de la Côte-Nord et du Créneau ressources, sciences et technologiques ne se limite aux entreprises de transformation du poisson.

Barbara Morneau œuvre au volet Synergie 138 de la SADC, un projet qui s’étend de l’île d’Orléans jusqu’à Blanc-Sablon. « L’objectif est de faire du maillage, de marier certaines entreprises. C’est toujours dans un objectif d’aller vers une économie plus circulaire », explique-t-elle.

Du côté du Créneau ressources, sciences et technologiques, l’organisme peut aussi mettre sur pied du financement pour des projets de recherches qui peuvent contribuer à plusieurs entreprises.

Conseils en environnement

De son côté, Vincent Carbonnelle du Fonds Écoleader n’a pas la mission la plus simple. Le Fonds Écoleader, programme du ministère de l’Économie et de l’Innovation a le mandat de mobiliser les entreprises autour des pratiques plus écoresponsables.

Une approche qui inclut plusieurs aspects comme la gestion des matières résiduelles, mais aussi l’efficacité énergétique et la consommation d’eau.

Les chefs d’entreprises sont généralement intéressés à améliorer dans leurs pratiques, assure Vincent Carbonnelle, mais faute de connaissances, de temps ou de fonds, les projets restent souvent à la table à dessin.

Le rôle du Fonds Écoleader est d’offrir des services d’orientation et d’expertises pour aider les entrepreneurs à diminuer l’impact environnemental de leur gagne-pain.

Tous les intervenants cités sont facilement joignables pour obtenir davantage d’information sur les programmes disponibles en contactant les organisations respectives ou via la radio CJTB.

La SQ appelle les chasseurs à la prudence

La Sûreté du Québec demande aux chasseurs d’être prudents. – Photo archives CJTB

La Sûreté du Québec demande aux chasseurs de faire de prudence en s’adonnant à leurs activités dans des lieux isolés.

« Chaque année, les policiers de la Sûreté du Québec doivent intervenir à la suite de disparition en forêt. Que vous pratiquiez la chasse à l’arc, à l’arbalète, à la poudre noire ou à la carabine, vous devez vous assurer d’agir de la façon la plus responsable, sécuritaire et courtoise possible » demande la SQ par voie de communiqué.

Si une intervention de la SQ est nécessaire dans un milieu isolé, il peut être long et difficile aux agents d’aller secourir un chasseur si un accident survient. Il est donc important d’être suffisamment équipé pour pouvoir assurer sa survie jusqu’à leur arrivée.

La Sûreté du Québec recommande aux chasseurs de consulter la météo régulièrement, d’aviser un proche du lieu exact de l’emplacement des caches avec les coordonnées GPS, de fournir l’itinéraire prévu ainsi que la date prévue du retour, de prévoir un moyen de communication et de se munir d’une trousse de survie.

La trousse de survie devrait contenir des outils, des bougies d’allumage, des allumettes et une couverture de survie.

CISSS de la Côte-Nord : Un nouvel appareil pour tester les masques N-95

L’appareil permettra de tester l’étanchéité du masque N-95. – Photo courtoisie CISSS de la Côte-Nord

Les employés du CISSS de la Côte-Nord ont désormais accès à un nouvel appareil pour faciliter les tests d’ajustements des masques N-95. Le soutien financier de la Fondation régionale Hôpital Sept-Îles et de la Fondation de la santé et des services sociaux Manicouagan a été nécessaire pour l’acquisition de l’appareil.

L’appareil permet la standardisation des tests effectués en servant d’intermédiaire entre le masque N-95 et un ordinateur.

« Les masques protègent ceux qui les portent contre les gouttelettes en suspension dans l’air, par exemple en présence d’une personne qui tousse ou éternue. Utilisé correctement et bien ajusté au visage en scellant le nez et la bouche, le masque N-95 a une capacité de filtration minimale de 95% » assure le CISSS de la Côte-Nord par voie de communiqué.

Le soutien financier de 10 000 $ par chacune des deux fondations a été nécessaire pour l’achat de cet appareil.

Il s’agissait d’ailleurs d’un premier projet commun pour la Fondation régionale Hôpital Sept-Îles et la Fondation de la santé et des services sociaux de Manicouagan.

Deux semaines de plus pour déposer une demande au programme de Prestation aux pêcheurs

Le programme de Prestation aux pêcheurs permet d’éponger une partie des pertes de la saison 2020. – Photo archives CJTB

Les pêcheurs indépendants et les pêcheurs à la part auront deux semaines supplémentaires pour déposer une demande d’aide au programme de Prestation aux pêcheurs. Les demandes admissibles seront acceptées jusqu’au 5 octobre 2020.

Lancé le 24 août dernier, le programme de Prestation et Subvention aux pêcheurs devait se terminer deux semaines plus tôt.

Si les dates ont été modifiées, les critères et la nature du programme demeurent les mêmes.

La prestation est réservée aux pêcheurs indépendants et aux pêcheurs à la part qui ont vu leurs revenus diminuer de plus de 25%. Ceux-ci peuvent demander une aide permettant de couvrir jusqu’à 75% de leurs pertes, par rapport à leurs revenus de 2018 ou de 2019. Par contre, cette aide ne peut pas dépasser 10 164$.

Le programme s’adresse aux pêcheurs commerciaux indépendants, aux pêcheurs de poisson d’eau douce indépendants, aux pêcheurs autochtones désignés par leur collectivité dans le cadre d’un permis de pêche commerciale communautaire et aux pêcheurs à la part.

Toute personne ayant demandé ou reçue la Subvention salariale d’urgence du Canada est d’emblée exclue du programme de Prestation aux pêcheurs.

Les pêcheurs sportifs et les entreprises de pêche sportive sont aussi exclus de même que les pêcheurs de pêche hauturière, les entreprises du secteur de l’aquaculture, les entreprises du secteur de la transformation et les pêcheurs salariés.

Le CISSS de la Côte-Nord reconnaît un premier décès lié à la COVID-19

Dr Richard Fachehoun du CISSS de la Côte-Nord a reconnu un premier décès lié à la COVID-19. – Photo archives CJTB

Le CISSS de la Côte-Nord a reconnu vendredi en point de presse qu’un premier Nord-Côtier est décédé de la COVID-19, sans toutefois donner davantage d’informations sur l’identité de la victime de la pandémie.

Par respect pour la famille, le CISSS de la Côte-Nord n’a pas révélé davantage de détails sur l’identité du défunt et son lieu de résidence sur la Côte-Nord.

Selon toute vraisemblance, il s’agit de Thaddée André, ancien chef de Matimekush-Lac John décédé entouré de ses proches dans la nuit du 16 au 17 septembre entouré de ses proches, à Ottawa.

Aucun Nord-Côtier n’est en isolement en lien avec ce décès, assure le CISSS.

À lire : L’ancien chef de Matimekush-Lac John Taddée André est décédé des suites de la COVID-19

Scénarios

Au moment d’écrire ces lignes lundi matin, la Côte-Nord était bordée de deux régions au niveau de « préalerte ».

Le Bas-Saint-Laurent est passé au deuxième niveau d’alerte depuis le 15 septembre dernier et la Capitale-Nationale est passée ce lundi au jaune-orange, avec la région de Québec au niveau d’alerte orange et Charlevoix qui demeure au niveau jaune.

Le CISSS de la Côte-Nord n’entend pas imposer de nouvelles restrictions pour l’instant. Selon le médecin-conseil Dr Richard Fachehoun, la meilleure solution demeure le respect des mesures sanitaires.

Par contre, le CISSS se prépare déjà à faire face à des éclosions dans les communautés isolées, comme celles de la Basse-Côte-Nord.

Le ministère de la Santé a demandé au CISSS de la Côte-Nord de préparer des scénarios d’éclosions dans ses communautés isolées.

Selon le p.-d.g. Claude Lévesque, une équipe une équipe de quatre personnes, dont deux médecins, est à pied d’oeuvre pour présenter des « propositions » au ministère de la Santé.

Ces scénarios pourraient exiger la coordination de plusieurs ministères, selon le type de mesures qui doit être appliqué.

Deux arrestations en lien avec le décès d’un poupon survenu à Nutashquan

La SQ a arrêté deux personnes originaires de Nutashquan, en Minganie

Les agents du Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont arrêté deux personnes vendredi dernier en lien avec le décès d’un poupon survenu en novembre 2018 dans la communauté de Nutashquan.

La SQ en collaboration avec la Sécurité publique de Uashat mak Mani-Utenam a arrêté une femme de 34 ans et un homme de 36 ans, vendredi dernier.

Les deux suspects sont originaires de Nutashquan, selon les informations de la SQ.

La femme a été remise en liberté avec des conditions alors que l’homme a comparu par voie téléphonique le 18 septembre dernier.

Il doit revenir en personne devant le tribunal, à Sept-Îles lundi.

Un mois pour déposer une demande au programme Nouveaux horizons pour les aînés

La députée de Manicouagan Marilène Gill a annoncé l’ouverture du programme Nouveaux horizons pour les aînés. – Photo courtoisie

L’appel de propositions 2020-2021 pour le volet communautaire du programme Nouveaux horizons pour les aînés (PNHA) se termine le 20 octobre prochain, à 15h. Les organisations intéressées peuvent dès maintenant déposer une demande de subvention pour un projet admissible.

La députée bloquiste de Manicouagan Marilène Gill a partagé la nouvelle par voie de communiqué jeudi.

« Le PNHA est un programme de subventions qui finance des projets conçus par et pour les aînés, explique Marilène Gill. Il permet d’encourager les personnes âgées à mettre leurs connaissances, leurs compétences et leurs expériences au service de la communauté (…). »

Le programme permet aux projets acceptés de recevoir une subvention pouvant aller jusqu’à 25 000$.

En raison de la crise sanitaire, les organisations peuvent demander une subvention pour aider les aînés à faire face à la pandémie ou encore pour financer des projets plus traditionnels, à condition que ceux-ci répondent à l’un des objectifs ciblés par le programme.

Le PNHA vise à promouvoir le bénévolat auprès des aînés et des autres générations, faire participer les aînés à la collectivité à titre de mentor auprès d’autres personnes, accroître la sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés, appuyer la participation sociale et l’inclusion des aînés et fournir une aide à l’immobilisation pour les programmes communautaires nouveaux ou existants destinés aux aînés.

Les organisations admissibles peuvent donc tenter leur chance avec le programme si leur projet s’intègre à l’une de ces orientations.

Les organismes qui n’ont pas reçu de financement au courant des cinq dernières années peuvent également des recevoir jusqu’à 5000$ pour financer des projets de mise à niveau des équipements informatiques, fournir de l’aide à l’immobilisation pour des activités et promouvoir le bénévolat afin d’accroître les capacités d’un organisme.

Pour obtenir davantage d’informations sur le programme ou pour déposer une demande, les intéressés sont invités à se rendre sur la page web du programme Nouveaux horizons pour les aînés.

CSS du Littoral : Apprendre le français ou l’anglais dans le confort de son foyer

Le programme d’apprentissage d’une langue seconde proposé par le CSS du Littoral permet de suivre la formation à distance. – Photo tirée du site web facultyfocus.com

Avis à tous ceux qui désirent apprendre le français ou l’anglais comme langue seconde. Le Centre de services scolaire du Littoral offre cette formation à distance, avec un cursus et un horaire flexible, sans devoir quitter le confort de son foyer.

Les raisons ne manquent pas pour améliorer la maîtrise d’une langue seconde. Que ce soit pour un emploi ou par volonté personnelle, il sera de nouveau possible de suivre des cours de français ou d’anglais langue seconde à distance en Basse-Côte-Nord et sur l’île d’Anticosti avec les services d’éducation aux adultes du Centre de services scolaire du Littoral.

Que ce soit pour les cours de français ou anglais langue seconde, il s’agira de cours de niveaux secondaires.

Toutefois, le programme sera adapté aux besoins de chacun.

« Les cours de français langue seconde sont nécessaires pour compléter un diplôme d’études secondaires, mais le programme s’adresse aussi à ceux qui aimerait améliorer leur maîtrise du français pour le travail ou pour mieux se positionner pour trouver un emploi» explique Ana Obsorne, coordinatrice des services aux adultes au CSS du Littoral.

Il sera par exemple possible de suivre cette formation tout simplement pour améliorer la maîtrise d’une seconde langue, sans nécessairement compléter les évaluations ou obtenir les crédits rattachés au cours.

« Nous avons créé une formule qui permet de suivre les cours après le souper confortablement installé dans votre salon », illustre Ana Obsorne.

La formation pourrait aussi être offerte à des groupes ou des entreprises qui désirent permettre à leurs employés d’améliorer leur maîtrise du français pour desservir une plus large population.

Les cours seront adaptés au niveau de connaissance des participants : débutant, intermédiaire ou avancé.

« On espère donner le goût aux gens de nous contacter. Nous pourrons leur expliquer en détail toutes les options selon leurs propres besoins et leurs propres objectifs », ajoute Ana Obsorne.

Les intéressés sont invités à s’adresser au service d’éducation aux adultes du CSS du Littoral via la page Facebook ou par téléphone.

Surmonter la gêne

L’apprentissage du français comme langue seconde est particulièrement pertinent dans une région comme la Basse-Côte-Nord où une majorité de la population a l’anglais comme langue maternelle.

« Il y a vraiment beaucoup de personnes anglophones qui aimeraient améliorer leur français, mais parfois ils sont vraiment gênés. C’est pour ça qu’on a vraiment préparé au niveau de l’éducation populaire parce que ça ne demande pas d’examens, c’est moins de pression pour l’individu » assure Ana Obsbourne.

Ce programme devrait débuter au courant du mois d’octobre, mais les intéressés peuvent dès maintenant s’inscrire auprès du service d’éducation aux adultes du CSS du Littoral.

En plus des cours de langues secondes, le Centre de services scolaire du Littoral offre une foule de formations variées pour répondre aux besoins de la population de la Basse-Côte-Nord et des résidents de l’île d’Anticosti.

L’ancien chef de Matimekush-Lac John Thaddée André est décédé des suites la COVID-19

Thaddée André a été chef de Matimekush-Lac John au début des années 2000. – Photo tirée de Facebook

La pandémie de COVID-19 laisse une première famille nord-côtière endeuillée. L’ancien chef de Matimekush-Lac John Thaddée André est décédé de complications liées à la COVID-19 dans la nuit du 16 au 17 septembre entouré de ses proches à Ottawa.

Thaddée André a été chef de la communauté de Matimekush-Lac John au début des années 2000.

L’aîné de la communauté innue était hospitalisé à l’hôpital Montfort d’Ottawa depuis quelques jours.

Selon les informations partagées par la famille sur les réseaux sociaux, Thaddée André demeurait sur la Côte-Nord avant son décès.

Le CISSS de la Côte-Nord a toutefois refusé de confirmer ces informations.

Proche des gens

Guy Bellefleur, ancien chef d’Unamen-Shipu de 2007 à 2009, a connu Thaddée André avant que celui-ci soit à la tête de sa communauté.

« Je l’ai connu comme étant une personne proche des gens. C’est quelqu’un qui a travaillé beaucoup au niveau social et qui savait écouter les gens de la base, je pense qu’il a fait un très bon travail. Il avait un grand sens de la responsabilité communautaire pour sa communauté », se rappelle Guy Bellefleur.

Plus de détails à venir.

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