Dépistage « fortement recommandé » pour certains visiteurs de la Basse-Côte-Nord

La Santé publique comptera sur la collaboration des transporteurs aériens et de Relais Nordik pour partager les informations. – Photo archives Ivonne Fuentes

Il sera « fortement recommandé » à certains visiteurs de se faire dépister à leur arrivée en Basse-Côte-Nord. Cette mesure annoncée par le CISSS de la Côte-Nord vendredi midi s’inscrit dans le plan d’action et de prévention pour la Basse-Côte-Nord.

Le plan pour la Basse-Côte-Nord est toujours en cours d’approbationpar le ministère de la Santé et des Services sociaux, mais le CISSS de la Côte-Nord a obtenu le feu vert afin de mettre cette mesure en place pour les communautés isolées de la Basse-Côte-Nord, de même que pour Schefferville et l’île d’Anticosti.

Présentée vendredi midi par le p.-d.g. par intérim du CISSS Claude Lévesque, le médecin-conseil Dr Richard Fachehoun et le conseiller-cadre aux mesures d’urgence et à la sécurité civile Hugo Lemieux, cette consigne particulière pour la Basse-Côte-Nord est la première depuis le printemps dernier. Il s’agit en fait d’une amélioration du système de gestion des des entrées déjà en place.

Le dépistage obligatoire ne concerne que les visiteurs provenant d’une région au niveau d’alerte orange ou rouge. Par exemple, les visiteurs provenant du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’auraient pas à subir de test de dépistage.

Même situation pour ceux qui traverseront en Basse-Côte-Nord à partir du Labrador : ils seront exemptés de la consigne du dépistage « fortement recommandé ».

Les visiteurs devant être testés recevront les informations sur cette « recommandation » lors de l’achat de leur billet, que ce soit via le transporteur aérien ou Relais Nordik pour ceux qui voyageront en bateau.

À leur arrivée, ils devront contacter un numéro pour obtenir les recommandations à suivre.

Même s’ils proviennent d’une zone jaune ou rouge, ce ne sera pas tous les visiteurs qui devront respecter un isolement durant l’attente de leur résultat de dépistage.

« Il y a un isolement préventif qui est fortement recommandé aux gens, mais ça dépend du statut professionnel. Si c’est un travailleur de la santé, on demande de contacter le CISSS pour avoir plus de précisions. Avec les travailleurs critiques, on ne peut pas obliger un isolement », précise le médecin-conseil du CISSS de la Côte-Nord.

Pas d’autres mesures

Si le plan pour la Basse-Côte-Nord se faisait attendre dans la région, les Coasters devront s’armer de patience avant de voir d’autres mesures instaurées.

Le p.-d.g. par intérim Claude Lévesque assure que le CISSS ne prévoit pas d’autres mesures sanitaires pour la Basse-Côte-Nord.

« Ce n’est pas la première étape d’une série de mesures? La réponse c’est non, c’est la première étape tout court. (…) », tranche-t-il.

Le centre intégré de santé attend toutefois un retour du MSSS concernant son plan pour les mesures d’urgence en Basse-Côte-Nord.

Comme annoncé, ce document présentera différentes approches d’intervention en cas d’éclosion dans la région.

Des recommandations de « surveillance étroite de l’environnement » ont également été déposées qui pourraient être acceptées au même moment.

Décret gouvernemental

Pour l’instant, ces mesures reposent sur la bonne volonté des visiteurs à suivre les demandes de la Santé publique.

Il s’agit bien de recommandations dans la mesure où aucun mécanisme n’est en place pour forcer une personne à passer un test de dépistage.

Pour ce faire, la direction régionale de la Santé publique aurait besoin d’un décret gouvernemental, comme le souligne Dr Richard Fachehoun.

Si la direction du CISSS se montre plutôt satisfaite des mesures annoncées vendredi, Claude Lévesque avoue tout de même qu’il y a d’autres demandes adressées au ministère et des discussions en cours.

« Sur la bonne voie »

Le préfet de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent Randy Jones qui a assisté à la conférence de presse se montrait satisfait des mesures présentées.

« Je pense que M. Claude Lévesque et Dr Fachehoun sont sur la bonne voie. J’ignore quelle sera la suite des choses, mais si ça continue comme cela ce n’est pas exclu de faire appel aux Rangers. Je pense qu’ils se sont rendu compte à quel point la Basse-Côte-Nord est fragile » estime Randy Jones, préfet de la MRC et maire de Gros-Mécatina.

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