COVID-19 : Relâchement et transmission communautaire sur la Côte-Nord


Au total, quinze personnes ont été mises en quarantaine ou déclarées positives à la COVID-19 sur l’ïle d’Anticosti. – Photo tirée de la page Facebook Sépaq Anticosti.

Avec l’augmentation des cas sur le territoire de la Côte-Nord depuis les derniers jours, le CISSS de la Côte-Nord estime que la transmission communautaire est bel et bien réelle sur la Côte-Nord. Le p.-d.g Claude Lévesque déplore un relâchement dans le respect des mesures et deux personnes sont toujours en isolement sur l’île d’Anticosti.

« L’augmentation des cas de COVID-19 se poursuit ce qui démontre que le virus est bien présent dans notre région » assure le médecin-conseil du CISSS de la Côte-Nord Dr Richard Fachehoun.

La Côte-Nord a vu une augmentation de 13 nouveaux cas depuis le début du mois de septembre. Selon le Dr Richard Fachehoun, la moitié de ces personnes testées positives est âgée moins de 35 ans.

Les enquêtes épidémiologiques démontrent également que la participation à des rassemblements privés et la fréquentation des bars ont contribué à l’augmentation des cas.

La semaine dernière, le CISSS de la Côte-Nord a évacué treize personnes de l’île d’Anticosti vers la terre ferme. De ce groupe composé d’employés de la Sépaq, trois personnes ont été testées positives et dix autres ont été mis en quarantaine et évacuées en raison de leurs contacts avec leurs collègues positifs.

Or, deux personnes sont toujours en isolement sur l’île d’Anticosti, selon le Dr Richard Fachehoun.

« Nous avions retiré tous les cas et les contacts. Lorsqu’on a approfondi l’enquête épidémiologique avec les deux derniers cas que nous avons eu que nous nous sommes rendus compte qu’il reste potentiellement deux contacts », précise le médecin-conseil.

Une évaluation des risques a été faite et ces personnes sont isolées de la communauté.

Le ministère de la Santé analyse la Basse-Côte-Nord

La semaine dernière, la direction du CISSS de la Côte-Nord a évoqué la possibilité de demander un test de dépistage pour ceux qui désirent se rendre en Basse-Côte-Nord.

Si pour le moment cette mesure n’est pas sur la table, la direction du CISSS a demandé l’avis du ministère de la Santé pour se préparer à l’éventualité d’une éclosion en Basse-Côte-Nord.

« Nous sommes en train d’analyser les scénarios avec le ministère de la Santé et des Services sociaux relativement à nos territoires plus isolés pour voir ce qu’on peut faire si nous avions une éclosion sur l’un de ces territoires. Nous avons fait des scénarios pour 1 à 6 cas de COVID, pour la question de l’évacuation des personnes. Nous regardons avec les différentes instances ministérielles quels pourraient être les scénarios à envisager en cas d’éclosion sur un territoire dont l’accès est difficile » explique le p.-d.g. du CISSS par intérim Claude Lévesque.

Selon ce dernier, le CISSS veut s’inspirer des orientations prises dans d’autres territoires isolés comme le Nunavik.

Rappelons que la Basse-Côte-Nord est toujours épargnée par la pandémie.

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