Avenir de l’école Gabriel-Dionne : Le statu quo jusqu’en 2023


La consultation sur l’avenir de l’école Gabriel-Dionne a attiré une trentaine de participants de la communauté de Tête-à-la-Baleine. – Photo Ivonne Fuentes

La fermeture de l’école Gabriel-Dionne de Tête-à-la-Baleine n’est pas pour demain. Malgré le processus de consultation lancé cette année, l’administration du Centre de services scolaire du Littoral assure que l’offre d’enseignement demeurera la même jusqu’à l’année scolaire 2022-2023.

Si cette précision permet à la communauté de Tête-à-la-Baleine de souffler un peu, plusieurs intervenants demandent aux Baleinois de se mettre en mode solution.

Jeudi soir, une trentaine de citoyens de Tête-à-la-Baleine se sont déplacés au gymnase de l’école Gabriel-Dionne pour discuter de l’avenir de l’établissement en compagnie de l’administrateur du Centre de services scolaire Philip Joycey, de l’administratrice adjointe Nadia Landry et de la coordinatrice des services aux adultes Ana Osborne. L’administratrice de la municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent Darlene Rowsell-Roberts et la directrice de l’école Karine Dubé ont aussi pris part à la rencontre via Zoom.

Refus de fermeture

Pour une majorité de Baleinois, l’idée de fermer l’école est totalement exclue. Comme plusieurs l’ont signé lors de la réunion jeudi soir, la fermeture de l’établissement risque d’entraîner à terme la disparition de la communauté.

L’école fait face à un déficit important d’achalandage, ce qui force le Centre de services scolaire à lancer des consultations concernant « l’avenir des services pédagogiques ».

Alors que l’établissement a été construit dans l’optique d’offrir des services à plus de 130 élèves, l’école Gabriel-Dionne accueillera cette année six étudiants. Le Centre de services scolaires prévoyait n’accueillir en moyenne que trois élèves de 2021 à 2025. Ces prévisions pourraient être modifiées avec le départ ou l’arrivée de nouvelles familles.

Comme le rappelait l’adjointe administrative Nadia Landry, le Centre de services scolaires est obligé de se doter d’une Politique de maintien ou de fermeture d’une école en vertu de la Loi sur l’instruction publique (LIP). Toutefois cette politique varie d’un Centre de services scolaire à un autre.

Selon Nadia Landry, à certains endroits ce processus est lancé lorsqu’on prévoit accueillir moins de trente élèves dans une école. En Basse-Côte-Nord, la barre est cinq élèves. L’école Gabriel-Dionne n’aurait pas accueilli 30 élèves depuis plus de dix ans selon les chiffres présentés jeudi soir.

Peu importe l’issu de ce processus de réflexion, le Centre de services scolaire ne peut pas fermer l’école avant l’année scolaire 2022-2023. C’est donc le statu quo pour l’établissement pour un peu moins de 3 ans.

Le CSS du Littoral souhaite toutefois explorer une « formule hybride » d’enseignement. Méthode qui mise sur les technologies numériques et l’enseignement de certaines matières à distance.

À l’écoute

Comme promis, les représentants du Centre de services scolaire étaient présents dans la communauté pour écouter les propositions des Baleinois. Après un survol de la situation, les citoyens présents ont pu exprimer pendant plus d’une heure leurs propositions et interrogations.

Plusieurs citoyens ont demandé aux représentants du Centre de services scolaire de reconnaître que Tête-à-la-Baleine est la seule communauté majoritairement francophone de la Basse-Côte-Nord et que la fermeture de l’école enterrerait l’espoir d’attirer de nouvelles familles dans la communauté.

D’autres Baleinois ont aussi demandé à la direction du CSS du Littoral de ne pas prendre de décision quant à la fermeture de l’école avant que la communauté soit reliée à la route 138.

Le ministère de Transports ne prévoit toutefois pas d’échéancier précis en ce qui concerne le prolongement complet de la R138 de Kegaska jusqu’à Tête-à-la-Baleine. Les travaux du tronçon entre La Tabatière et Tête-à-la-Baleine devraient toutefois commencer l’an prochain.

Si les idées des participants étaient variées, l’augmentation du nombre d’élèves et la sauvegarde de l’école Gabriel-Dionne devront passer par deux approches générales.

L’école pourrait attirer des élèves provenant d’autres établissements du Centre de services scolaires, par exemple en offrant des formations particulières et en misant sur l’apprentissage du français dans la seule communauté francophone de la Basse-Côte-Nord.

L’autre option proposée par les participants serait d’attirer de nouvelles familles à Tête-à-la-Baleine, en misant sur l’attractivité du village ou par l’immigration.

L’administratrice de la municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent Darlene Rowsell-Roberts a lancé l’idée de former un comité de travail pour la sauvegarde de l’école Gabriel-Dionne. Il reste à voir si le projet prendra racine.

La réflexion se poursuit

La réflexion devra se poursuivre pour trouver des alternatives à la fermeture de l’école Gabriel-Dionne.

Les propositions des citoyens ont été notées par le Centre de services scolaires qui poursuivra la réflexion.

L’administrateur du Centre de services scolaire s’est dit impressionné du niveau de participation de la communauté et s’est engagé pour refaire l’expérience durant l’année scolaire.

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