CLSC de Tête-à-la-Baleine : La population n’est pas en danger selon Claude Lévesque

Capture d’écran

La population de Tête-la-Baleine n’est pas en danger avec une seule infirmière en poste à son dispensaire selon le CISSS de la Côte-Nord. Par contre, la travailleuse pourrait être à risque en cas d’ennuis de santé. La direction du CISSS est toujours à la recherche d’une solution.

«Les premières constations, c’est que la population est en sécurité par rapport au volume de personnes et l’infirmière qui est en place (…). Là où il y a des inquiétudes, c’est si l’infirmière était malade ou si elle avait des problèmes de santé, à savoir qui pourrait assurer la relève en un temps rapide considérant qu’il n’y a pas d’accès routier. C’est très légitime de la port de la population d’avoir ses préoccupations et la direction générale a la même préoccupation», assure le p.d.g. du CISSS de la Côte-Nord Claude Lévesque lors d’une conférence de presse vendredi après-midi.

Le comité local de Tête-à-la-Baleine a publié une lettre jeudi soir destinée à la direction générale et territoriale du CISSS de la Côte-Nord demandant l’arrivée et le maintien d’une seconde infirmière au CLSC d’ici le 13 juillet, faute de quoi l’infirmière actuellement en poste serait retenue dans le village.

Le CISSS de la Côte-Nord n’a pas apprécié la stratégie utilisée, mais assure travailler à trouver une solution dans un contexte de rareté de main-d’œuvre.

«On veut veut répondre de façon intelligente à la population. Ce que je peux garantir à la population c’est que les personnes qui sont là sur la couverture sept jours ce sont des gens de qualité (…). Il y a des enjeux de ressources humaines, nous avons besoin de personnes de compétences pour ces postes isolés et ça ne court pas les rues» poursuit Claude Lévesque.

Une seconde infirmière devrait arriver à la fin juillet «pour soutenir celle sur place pendant quelques temps» a précisé plus tôt vendredi la porte-parole du CISSS de la Côte-Nord Myriam Gagné par courriel.

Organisation sous tension

La Côte-Nord a compté dans la semaine du 5 juillet quatre nouveaux cas actifs de coronavirus.

La MRC de Minganie compte deux nouveaux cas qui ne sont pas reliés. La MRC de Manicouagan compte également deux nouveaux cas liés à une éclosion dans la scierie des Outardes située près de Baie-Comeau et la MRC de Sept-Rivières compte toujours un cas actif depuis plusieurs semaines.

Avec cette possible seconde vague de COVID-19, le p.d.g. Claude Lévesque travaille à mettre l’organisation du CISSS de la Côte-Nord «sous tension».

Un comité spécial a été mis sur place pour analyser la situation et observer les facteurs de risque pour les établissements du CISSS de la Côte-Nord. On estime cette fois que les hôpitaux sont davantage à risques que les centres d’hébergement.

Bien que la Côte-Nord ait connu au printemps des périodes avec davantage de cas actifs qu’actuellement, la situation préoccupe sérieusement le médecin-conseil Dr Richard Fachehoun.

«Pour nous c’est alarmant parce que quand l’épicentre était à Montréal, il y avait beaucoup plus de cas et on l’impression que l’épicentre se déplace. Et ce qu’on a constaté, c’est qu’il y a un relâchement du respect des mesures dans la population» averti le Dr Fachehoun.

Signaux d’alertes et prévention

Le CISSS de la Côte-Nord s’affaire à mettre en place des indicateurs pour déterminer à quel moment des mesures supplémentaires devront être entreprises.

«Ce qui s’en vient c’est un groupe d’indicateurs avec des étapes, soit des seuils d’alerte. Par exemple, on a du vert lorsqu’on a moins de dix cas dans toute la région en dedans de deux semaines. Ça signifie que le risque de transmission communautaire est très faible. Un autre indicateur sera l’impact sur les services de santé. Si on se rend compte que le taux d’occupation de nos lits aux soins intensifs sont à 50% et plus, là on tomberait dans le rouge» précise le Dr Fachehoun.

La direction nationale de la Santé publique doit également établir un «cadrage» pour déterminer à quel moment certains espaces publics comme les restaurants et les écoles devraient être fermés, selon Dr Fachehoun.

Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer que ces nouveaux cas sur la Côte-Nord seraient reliés à l’ouverture de la région.

Dans le cadre de son Programme de gestion des entrées, le CISSS offrira un dépistage préventif à ceux qui viendront passer ou travailler quelques jours sur la Basse-Côte-Nord. L’isolement ne sera pas nécessaire à l’arrivée ou dans l’attente du résultat si les personnes ne présentent pas de symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19.

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