La Basse-Côte-Nord: plus vulnérable et confinée

Photo Ivonne Fuentes

Parce que la région est plus vulnérable, la Basse-Côte-Nord demeurera confinée plus longtemps que le reste de la Côte-Nord. L’ouverture de la région administrative permettra d’avoir un aperçu de ce qui attend les coasters lorsque toutes les portes seront ouvertes.

La Côte-Nord n’a pas connu de nouveau cas déclaré de COVID-19 depuis six jours (en date de jeudi), mais la pandémie est loin d’être terminée. Le Québec compte 944 nouveaux cas dans les dernières 24 heures pour un total de 27 538 cas dans la province.

Néanmoins, le «réajustement» des mesures de sécurité, selon l’expression employée, ira de l’avant sur la Côte-Nord le 18 mai prochain.

On s’attend d’ailleurs à voir le nombre de cas déclarés sur la Côte-Nord augmenter avec l’ouverture des frontières régionales, selon ce qu’expliquait le docteur Stéphane Trépanier du CISSS de la Côte-Nord lors du point de presse bi-hebdomadaire jeudi après-midi.

Pour aller de l’avant vers les étapes de déconfinement, le médecin-conseil Richard Fachehoun explique que le CISSS se base sur trois conditions: le respect des règles sanitaires et de distanciations en vigueur, l’ajustement des milieux de travail, des commerces et de tous les endroits qui étaient jusqu’à présent fermés en raison de la crise, et sur une capacité de dépistage accrue.

Volonté régionale et vulnérabilité

La date ou les dates de réouverture de la Basse-Côte-Nord et de la Minganie devrait se préciser dans les prochains jours. Selon le CISSS de la Côte-Nord, la décision de garder d’avoir un déconfinement différé représente la vision des élus locaux.

«D’après les conversations que j’ai eu avec les élus de la Basse-Côte-Nord, ils souhaitent avoir encore un niveau de protection et de contrôle au niveau des entrées pour encore quelques semaines. Nous on juge que c’est une mesure qui s’est démontrée très efficace» assure le docteur Stéphane Trépanier.

Comme ce dernier l’a répété, la Basse-Côte-Nord est, au même titre qu’une partie de la Minganie, plus à risque que le reste de la région. Population âgée, isolement, maladie chronique, pénurie de logements dans certaines communautés: tant de facteurs de risque pour les coasters.

«Vous le savez, la pandémie depuis le début affecte davantage les populations plus vulnérables comme les CHSLD. Un village de la Basse-Côte-Nord n’est pas comparable à un CHSLD, mais c’est un niveau de vulnérabilité qui est quand même assez élevé. On a aussi des communautés autochtones qui ont d’autres particularités au niveau de la pénurie de logement» ajoute le docteur Trépanier.

Le médecin-conseil Richard Fachehoun l’a aussi répété dans les dernières semaines: des tests de séroprévalence permettraient de mieux déterminer le niveau de risque auquel fait face les nord-côtiers. À une vingtaine de jours avant la première étape du déconfinement, on ignore toujours quand ces tests seront lancés.

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