Niveaux de soins: Responsabilité du médecin souligne le Collège des médecins

Sans commenter la situation des appels aux aînés sur la Basse-Côte-Nord, le Collège des médecins considère que la détermination du niveau d’intervention médical (NIM), ou niveau de soins, se trouve sous la responsabilité du médecin. L’Ordre des infirmières du Québec (OIIQ) abonde en ce sens, en ajoutant que l’infirmière peut collaborer au processus en amorçant la discussion et en y participant.

Des aînés de la Basse-Côte-Nord ont reçu des appels des infirmières de certains dispensaires afin de connaître le type de soins souhaités en cas de contamination à la COVID-19.

Une initiative qui a causé de l’inquiétude dans la région, mais qui devait permettre de sensibiliser les personnes âgées aux enjeux liés à une hospitalisation, soit un transfère dans un hôpital de Québec sans possibilité d’être accompagné par un proche.

Le processus présentement sur pause, n’a pas de valeur légale selon le CISSS de la Côte-Nord.

Le Collège des médecins que l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec ont refusé de commenter la situation. Les deux organisation rappellent toutefois que la détermination du niveau d’intervention médicale (NIM) «fait partie du traitement médical et à ce titre, se trouve sous la responsabilité du médecin», selon un courriel envoyé à la radio CJTB par le Collège des médecins.

Selon le Collège des médecins, la détermination du niveau de soin a généralement lieu à la suite d’une évaluation de la condition du patient par le médecin. Lorsque ce dernier fait part de ses conclusions à son patient et lui présente des approches de soins appropriés à sa situation.

«Le patient a l’occasion de se prononcer sur l’orientation des soins qu’il souhaite recevoir, en effectuant un choix, à partir le plus souvent d’une grille» précise la relationniste de presse du Collège des médecins, Leslie Labranche.

Travail d’équipe

Le Collège des médecins et l’Ordre des infirmières du Québec rappellent toutefois qu’une «approche interdisciplinaire» est appréciable pour cet acte médical.

«L’infirmière peut cependant collaborer au processus. Elle peut notamment, dans le contexte d’urgence sanitaire actuel, travailler conjointement avec le médecin pour amorcer la discussion et y participer», selon un commentaire de l’OIIQ transmis à la radio CJTB.

« Une infirmière peut évaluer la condition physique et mentale d’une personne, qu’elle soit symptomatique ou non, dans le but notamment de prodiguer les soins et les traitements infirmiers et médicaux nécessaires, ces derniers, sur ordonnance d’un médecin. Dans ce contexte, elle peut discuter du niveau de soins avec le patient ou son représentant légal et inscrire une note à cet effet. Le médecin devrait cependant en être informé et pourrait, à la limite, faire une ordonnance téléphonique pour un nouveau patient qui vient d’être admis et qu’il ne verra pas, sauf en situation d’urgence, avant quelques jours», rapporte le document Qui peut inscrire le niveau d’intervention médicale au dossier du patient? transmis par le Collège des médecin.

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