Les coasters inquiets

Photo: Ivonne Fuentes

Les coasters sont de plus en plus inquiets face à la pandémie de coronavirus. Les élus de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent reçoivent de nombreuses questions de leurs concitoyens inquiets et peinent à obtenir des réponses des responsables de la Santé publique.

Un certain découragement s’installe à la MRC Golfe-du-Saint-Laurent. Malgré les innombrables coups de téléphones, les élus de la Basse-Côte-Nord n’obtiennent pas de réponses à leurs questions.

«Nous avons envoyé une liste de 39 questions au CISSS sur des situations qui nous touchent directement sur la Basse-Côte-Nord et nous avons pratiquement obtenu aucune réponse» rappelle le préfet de la MRC Randy Jones.

Ce dernier reçoit de nombreux questionnement des aînés de la Basse-Côte-Nord qui demandent des réponses à ses questions et qui sont de plus en plus inquiets.

En plus des questions au CISSS, le MRC tente de mettre en place des mesures pour éviter que la Route blanche et la traverse Blanc-Sablon-Corner Brook deviennent des portes d’entrées pour la contamination au coronavirus sur la Basse-Côte-Nord. La MRC a déposé une demande formelle au ministère des Transports de fermer la Route blanche. Le MTQ a besoin de l’accord des ministères de l’Énergie et des Ressources naturelles et de la Santé pour aller de l’avant selon Randy Jones.

Inquiétude

Il suffit de passer quelques instants sur les réseaux sociaux pour constater que les coasters

particulièrement inquiets.

La semaine dernière, un couple de voyageurs qui parcoure la côte en skis à reçu des dizaines de commentaires injurieux sur Facebook après avoir fait mention de leur périple en Basse-Côte-Nord. Certains internautes leur ont ordonné de partir de la région sans grande politesse.

Mercredi après-midi, la communauté d’Unamen Shipu a décidé de fermer complètement ses accès aux non-résidents. Une décision qui fait l’envie de nombreux coasters, d’un bout à l’autre de la côte.

Jeudi matin, on apprenait que les refuges 4 et 5 de la Route blanche avaient été la proie des flammes. Tout porte à croire qu’il s’agirait d’un incendie criminel.

«C’est mon pire cauchemar qui se réalise, lance Randy Jones. Les gens ont peur et ils veulent régler la situation d’eux-même. C’est extrêmement dangereux.»

La petite communauté autochtone de Cartwright du Labrador située à 400 kilomètres d’Happy-Valley-Goose-Bay a également décidé de fermer ses portes, notamment pour protéger sa population âgée.

Une initiative qui donne des idées aux élus de la Basse-Côte, assure Randy Jones.

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