Pakua Shipi se prépare pour éviter le pire

Photo: Extrait vidéo Gervais Malleck

La communauté innue Pakua Shipi fait des pieds et des mains pour éviter de voir ses citoyens attraper le coronavirus. Un comité de pandémie a été mis sur pied depuis le début de la semaine pour éviter le pire.

Si l’industrie mondiale du cinéma est au ralenti, les caméras tournent à Pakua Shipi. Le comité de pandémie composé d’intervenants communautaires, d’employés et de membres du conseil de bande s’affaire à filmer quotidiennement des clips informatifs, des conférences de presse et des vidéos en direct pour informer leurs concitoyens sur les mesures sanitaires à adopter pour éviter la pandémie.

Comme partout sur le Basse-Côte-Nord, le comité de pandémie de Pakua Shipi doit composer avec le goût de leurs concitoyens pour les rassemblements.

«Il faut vraiment que les gens limitent les contacts avec leurs proches, surtout les aînés» souligne le directeur des communications de la communauté Gervais Malleck.

Ce dernier, aidé du directeur exécutif en sport et loisirs de Pakua Shipi Max Hunter et différents intervenants, produit des capsules variées tous les jours.

Le comité de pandémie traduit les consignes sanitaires en langue Innu-aimun, mais va bien au-delà des seules communications gouvernementales et du CISSS de la Côte-Nord.

L’équipe couvre des sujets variés entourant la pandémie, en long et en large. Vendredi par exemple, la discussion portait, entre autres, sur comment rassurer les enfants face à la pandémie et la gestion du stress familial.

Le comité de pandémie est conscient des capacités limitées de son centre de santé et martèle l’importance d’éviter à tout prix les infections dans la communauté.

Fermer la Route blanche

À Nutashkan et à Mingan, les conseils de bande ont décidé de fermer complètement l’accès à leur communauté le temps que la situation s’apaise. Pakua Shipi n’a pas encore pris une telle décision, mais Gervais Malleck rappelle l’importance de limiter les déplacements.

«Je pense que ce serait une bonne idée que de fermer la Route blanche. On demande à tout le monde de rester chez eux et de ne pas circuler, mais je pense que c’est envisageable parce qu’il y a quand même beaucoup de personnes qui circulent entre Natashquan et Blanc-Sablon» souligne Gervais Malleck.

Selon ce dernier, l’hôtellerie de la communauté serait désormais fermée.

Gervais Malleck invite également les magasins et épiceries à prendre des mesures particulières pour éviter que ces endroits deviennent des lieux de transmission.

Wapikoni

Il n’y a pas que les caméras du comité de pandémie qui travaillent à Pakua Shipi. L’équipe de la Wapikoni mobile s’était également déplacée dans la communauté avant le début de la pandémie au Québec. Le personnel de l’organisme est toujours sur place et a pris des mesures particulières pour éviter que les activités de tournage deviennent un risque de contamination.

La projection finale des courts-métrages réalisés par les participants de la communauté aura bel et bien lieu, mais via les réseaux sociaux.

La journée et l’heure exacte devraient être annoncées dans les prochains jours.

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