«C’est du sérieux!»

Photo: Mickael Lambert

Bien que la région soit épargnée pour l’instant, les élus de la Basse-Côte-Nord sont impliqués dans la cellule régionale de crise pour faire face à la pandémie de coronavirus. Le préfet de la MRC Randy Jones est en contact quotidien avec les autres préfets de la Côte-Nord, les chefs autochtones et les députés fédéral et provincial pour coordonner les mesures de prévention.

«Il faut prendre ça au sérieux!», martèle le préfet et maire de Gros-Mécatina Randy Jones.

Avec une santé fragile et des proches dans la même situation, Randy Jones souligne que les coasters doivent se sentir concernés par les mesures prises au niveau national et même mondial pour limiter la propagation de l’épidémie.

Contacté par la radio CJTB lundi en matinée, le maire de Gros-Mécatina jonglait avec l’idée de fermer les bureaux municipaux.

«Ce n’est pas drôle de faire face à une crise comme ça, mais on constate qu’on a pas tous les outils pour se protéger. Nous avons appelé à la pharmacie et dans nos magasins et il n’y a pas moyen de trouver de désinfectant pour mettre dans nos bureaux» explique Randy Jones.

Parlant des mesures mises en place par les différents gouvernements, ce dernier estime qu’il est trop tôt pour savoir si la réaction en disproportionnée. «Il vaut mieux en faire trop maintenant que de ne pas agir. On ne pourra refaire dans le futur ce qu’on a pas fait aujourd’hui» philosophe-t-il.

Groupe régional

La cellule de crise régionale regroupe les préfets des quatre MRC du comté, Alain Thibault, Luc Noël, Randy Jones et Martin Saint-Laurent, la députée de Duplessis, Lorraine Richard, le chef d’ITUM, Mike McKenzie et le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

Aux dires de Randy Jones, c’est la députée de Duplessis Lorraine Richard qui en a pris de facto la direction, étant plus facilement en communication avec le gouvernement provincial que plusieurs saluent pour son rôle proactif dans la gestion de crise.

Le préfet de la MRC Golfe-du-Saint-Laurent a demandé au CISSS de la Côte-Nord de même qu’a la députée de Manicouagan Marilène Gill de faire parvenir de la documentation en anglais pour mieux informer la population anglophone de la Basse-Côte-Nord.

Il a également fait part au groupe du danger que représentait le transport aérien pour la transmission de virus.

«Ce sont de petits appareils et tout le monde respire le même air durant le voyage» rappelle-t-il.

Sérieux

Si l’annulation des carnavals et des autres événements en a déçu plusieurs sur la Basse-Côte-Nord, force est de constater que la population ne vit pas la même crainte que dans le reste de la province. Faute de route et d’un trafic régulier important, la population est peut-être moins exposée que le reste du pays. Randy Jones rappelle toutefois que les coasters sont tout aussi concernés que les autres canadiens et que la Basse-Côte est peu équipée pour faire face à de nombreux cas.

Selon Randy Jones, quelques coasters seraient sortis du pays dans les dernières semaines et devraient normalement respecter les mesures en place et se rester en quarantaine à la maison pour quatorze jours.

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